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Jeudi 20 novembre par Gaëtane

Veuillez pardonner le retard de ces nouvelles qui seront parmi les dernières (mais pas encore les dernières ;)) sur ce blog. Le retour en France, assez fatigant, a vite fait suite au début de nos stages respectifs. On fera vite cette fois, promis, et le dernier jour sera encore plein de surprises ;).

 

Nous sommes le jeudi qui précède notre départ et hier soir Marguerite avait promis aux sœurs que l’on mettrait notre sari pour notre dernière journée complète ici à HD Kote (déjà…) et s’était retrouvée à parier avec Grand’Ma (S. Concepta), qu’elle serait à 7h15 dans le hall du couvent en sari ! :) De mon côté, je n’avais pas le courage d’avancer l’heure de mon réveil, surtout que j’avais à travailler encore hier soir sur le contenu du dernier cours qu’on allait donner, pour qu’il soit mieux adapté en terme de difficulté que le tout premier cours, mais j’allais aller enfiler mon sari une fois le cours donné, ne vous inquiétez pas. ;) Mais Maguie, elle, s’est levée, a mis son sari toute seule (trop forte !) mais n’a malheureusement pas croisé sister Concepta au couvent pour lui montrer qu’elle avait tenu sa parole ! Je l’ai rejointe vers 7h30, alors qu’elle était en train de parfaire sa tenue avec l’aide de sister Seena, dans une pièce avec un grand miroir…

Après avoir déjeûné tranquillement nous sommes allées donner la dernière leçon de notre programme au premier groupe d’étudiantes et d’infirmières entre 8 et 9h. Le cours portait sur une pathologie fréquente chez les femmes enceintes indiennes : la pré-éclampsie (sa préparation m’avait du reste permis de réviser un cours ce cours qui me servira beaucoup au cours de mon prochain stage en France). Au final, le cours s’est bien passé, mieux que le tout premier car le nombre de diapos était plus adapté. Sister Rufina, en charge des étudiantes a fait la traduction (+ ses nombreuses explications qui débordent un peu le cours mais il vaut mieux ça que rien pour les étudiantes qui comprennent difficilement l’anglais ;) ).

Après cela, je suis donc aller enfiler mon sari avec la précieuse aide de Marguerite, désormais spécialiste en pliage de saris (il faut faire de nombreux petits plis au niveau de l’épaule puis d’autres au niveau de la taille ; le tissu mesure 5 à 6 m !). Ainsi vêtues nous sommes rendues en salle de travail pour voir s’il y avait du travail pour nous, où Sonya et Marie nous avaient précédées. Il y allait y avoir une césarienne à laquelle Sonya a demandé d’assister, mais rien d’autre pour le moment alors nous sommes simplement restées discutées un petit peu avec elles et les étudiantes avant de rentrer. On a encore eu le droit aux adorables « super ! » des étudiantes… :)

Une fois rentrées, comme Marguerite a été un tout petit peu malade cette nuit, elle profite du temps que l’on a pour se reposer un peu. Quant à moi je fais un peu plus connaissance avec Marie avec qui on parle de tout et de rien, des études, de son master en neurosciences tout en voyant ensemble les résultats de l’étude qu’on a menée avec Maguie (les biais qu’elle contient, ce qui pourrait être intéressant pour elles de trouver comme autres informations qui éclaireraient les résultats de l’étude, du type les examens biologiques prescrits par pathologies…)

Avec tout cela la matinée est vite passée, et c’est déjà le temps du déjeuner avant le dernier cours que nous allons donner de 14 à 15h, en sari ! Au milieu du cours Sister Rufina me demande tout gentiment : « Are you feeling good Ninou ?” :), (j’avais peut-être l’air un peu fatiguée juste après le repas) ce qui fait encore rire Marguerite : “tu vois que t’es sa chouchou !” :)

Puisqu’il n’y a rien qui puisse nous occuper à 1(h à l’hôpital, nous rentrons nous préparer pour une sortie à 16h à laquelle les sœurs nous ont conviées depuis lundi. Nous ne savons pas très bien de quoi il s’agira, seulement que ce sera une grande fête en rapport avec une école, et un couvent… Cependant nous sommes heureuses d’encore découvrir de nouvelles choses. A 16h précises les sœurs viennent nous chercher chez nous. Nous attendons toutes ensembles avec s. Haruna, s. Eveline, s. Seena et s. Julie l’arrivée d’un rickshaw. La première question que l’on se pose alors est : comment allons-nous toutes tenir dans un seul rickshaw qui habituellement ne comporte que 3 places ?! :) Question insoluble pour le moment… Puisque le rickshaw se fait attendre, je cours pour ma part aller avaler un smecta avant de partir :-$ (finalement on l’aura eu notre « choc culinaire »…) Marguerite vient juste après me chercher en courant : « on t’attend, on t’attend ! ». Malheureusement pour sister Seena (qui sert habituellement les césariennes) et sister Julie (infirmière anesthésiste qui, on le rappelle au passage, fait elle-même les rachi-anesthésies !), une césarienne en urgence vient d’être décidée, ce qui ne leur permet pas de venir avec nous. Nous montons donc finalement à 6 dans un rickshaw comportant deux banquettes, une tournée vers l’avant, l’autre vers l’arrière, séparées par un dossier. La route accidentée fournit bien des rebondissements surtout pour les filles qui sont à l’arrière (Maguie, Marie et Sonya), ce qui nous fait toutes bien rire, les sœurs y compris.

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Les sœurs avaient mis leur habit du dimanche : un sari de couleur saumon clair.

La route est finalement plus longue qu’on ne le pensait (5 km nous avaient été au départ annoncés par les sœurs) mais le trajet a bien dû durer 15 min. Ce qui n’est pas pour nous déplaire puisque de magnifiques paysages de la campagne du Karnataka s’offrent à nos yeux. En effet, cette fois, ce ne sont plus les vastes routes qui desservent les grandes villes que nous empruntons mais de petites routes escarpées qui nous conduisent de village en village.

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Devant nous, un autre rickshaw était encore plus chargé que le nôtre. ;)

 

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Vue de rizières

A notre arrivée, nous retrouvons avec surprise Gooldie (l’homme à tout faire de l’hôpital d’HD Kote) avec l’un de ses deux petits garçons. Nous apprenons de Sister Haruna qu’il est en fait originaire de ce petit village où il habite avec sa famille.

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Nous sommes chaleureusement accueillies par les sœurs du lieu (un autre couvent « jumeau » on pourrait dire de celui d’HD Kote qui fait partie de la même congrégation, les franciscaines ursulines) et notamment par sister Apolline que nous avions rencontrée pour la première fois le jour de notre arrivée et qui, nous l’avons appris aujourd’hui, est supérieure de la congrégation pour le District de Mysore. Celle-ci, après nous avoir présenté l’évêque, présent pour l’anniversaire des 50 ans du couvent célébré toutes la semaine, nous a invitées à prendre un petit goûter avec du thé au lait, de petits gâteaux cette fois au vrai chocolat :) ainsi que de bonnes crêpes fourrées (avec quelque chose qui ressemble un peu à de la cassonade qui contiendrait de la poudre d’amende :) ) qui ont régalé Marguerite.

Les sœurs que nous rencontrons ont-elles aussi plusieurs taches, sensiblement similaires à celles des sœurs d’HD Kote : la tenue d’une école, et d’un hôpital… D’ailleurs, nous apprenons que plusieurs sœurs d’HD Kote étaient auparavant dans ce couvent. (Sister Eveline, sister Concepta qui travaillaient à l’hôpital). Leur couvent semble très beau et un peu plus grand que celui que nous connaissons. La sœur fondatrice du couvent m’explique que dans les débuts aucune route ne désservait le couvent, et qu’elles ont pu, avec toute l’aide des amis de la communauté, aussi bien financière que matérielle, la construire petit à petit, morceau par morceau en quelques années. Elle a fait la réflexion qu’ils n’avaient reçu pour cela aucune aide de l’état, bien qu’aujourd’hui elle en soit la propriété.

Après une petite vaisselle individuelle, comme après chaque repas ici en Inde (vous l’avions-nous dit ? :) ), une autre sœur nous a ensuite invitées dans les jardins du couvent. Entre temps nous croisons une sœur très âgée, et pour cause, elle a plus de 100 ans (j’ai oublié son âge exact). Sister Haruna nous décrit le jardin et nous montre notamment les fondations et premiers mûrs d’une église en construction (!) avant de rejoindre la procession permettant à My Lord Antony (l’équivalent du « Monseigneur » français) de rejoindre le lieu du « spectacle ».

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Le départ du cortège se faisait juste en face d'une autre reproduction de la grotte de Lourdes (les catholiques indiens ont l’air de beaucoup l’aimer…)

Nous suivons la procession animée d’une petite « fanfare » avec des tambours et des sortes de trompettes retentissantes avant d’arriver au niveau d’un énorme chapiteau, un peu comme celui installé pour la fête de l’école mais en beaucoup plus grand, face à une scène décorée. Des pétards éclatent tout autour du chapiteau, près des gens ce qui nous fait d’abord penser que c’est une erreur, mais non, cela fait partie de la fête. Les sœurs nous conduisent sur les chaises les plus proches de la scène où nous retrouvons avec joie sister Concepta qui invite un homme à s’assoir au milieu de nous. Quand nous demandons à sister Concepta qui il est, elle nous dit : « Talk with him, you will see ». Ok, ok… :-D Il s’avérait en fait qu’il avait passé plus de 6 ans en France à Paris pour étudier la philosophie. C’était un prêtre retraité qui avait enseigné au séminaire de Mysore et qui continuait à donner des cours de français aux enfants de l’école sainte Pilomène de Mysore. Il était venu accompagner l’évêque pour cette fête pour tous les catholiques de la région. Il avait un français impeccable, sans accent, mais avait du mal à parler en raison de son âge.

A partir de 18h30, une fois le spectacle commencé, il nous a commenté en français et avec le sourire certains points particuliers, notamment qu’il y avait toujours de longues cérémonies pour mettre à l’honneur les personnes invitées, et que c’était toujours comme cela en Inde. Ce soir les invités les plus importants se trouvaient sur l’arrière de la scène. Beaucoup de personnes ont été invitées à venir recevoir un petit cadeau en remerciement de leur investissement dans une cause ou une autre liée à l’école, à l’hôpital ou aux communautés de la congrégation et de la région) : Pour tous c’était une belle écharpe et une couronne de fleur :) Sister Hilda elle-aussi y a eu droit.

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Sister Hilda

Après cette longue cérémonie, le « spectacle » à proprement parler a commencé, avec de nombreuses danses préparées par les enfants et jeunes étudiants, et entrecoupées par d’autres remises de récompenses et par une présentation vidéo retransmise sur grands écrans retraçant toute l’histoire de la fondation, l’intervention des prêtres missionnaires dont deux français. Il y a eu tout types de danses, aussi bien traditionnelles que beaucoup plus modernes, et on peut constater que les jeunes indiens dans ce domaine sont très expérimentés. Par ailleurs, certaines des danses nous paraissaient un peu incongrues, comme par exemple l’une d’entre elle sur la musique de Barby girl !! (Décidément, on sera toujours étonné par les indiens !)

Le son fonctionnait très fort (merci les boules Quies) et cela durait depuis déjà tellement longtemps qu’on commençait réellement à espérer que cela se termine. On a donc trouvé un stratagème… :) Vers 21h Sonya a demandé à sister Eveline si c’était bientôt fini, alors elle nous a demandé si on avait faim. Sonya a répondu que oui et qu’en plus elle devait se lever tôt le lendemain pour donner son premier cours aux étudiantes. Alors sister Eveline a quitté le spectacle, semble-t-il un peu à regret, pour nous conduire jusqu’à un buffet qui ressemblait un peu à celui du mariage où nous étions allées, souvenez-vous ;) Une fois terminé de manger, quelques sœurs d’HD Kote s’apprêtaient à repartir pour leur couvent dans un gros quatre-quatre et nous ont proposé de bénéficier du trajet. Les autres sœurs elles semblaient vraiment très heureuses de rester jusqu’au bout pour une telle fête qui ne doit pas se présenter souvent, alors on n’a eu aucun scrupule à monter dans la voiture.

C’est bien fatiguées et après une longue journée chargée et que l’on n’a encore pas vue passer que nous nous sommes couchées, après avoir tout de même commencé à regrouper nos affaires près de nos valises...

La suite et fin très bientôt ;)

Mercredi 19 Novembre par Marguerite

C’est sous un beau soleil que nous nous sommes levées et empressées de petit déjeuner (boule de riz au menu, comme quoi, au bout d’un mois on n’avait pas encore tout testé), avant de débuter le cours à 8h. J’ai ainsi pu terminer mon cours sur l’examen clinique du post partum, avant de diviser le groupe en 4 sous-groupes, qui avec chacune d’entre nous a pu le pratiquer sur les patientes de suite de couche. Pour le coup, on les a un peu testées, et ça nous a fait plaisir de voir qu’elles avaient compris et savaient comment réagir en cas de soucis. Nous avons enchainé sur un petit cours d’hygiène avec un petit TP lavage de mains (souvenir de début de nos études) et quelques règles simples mais importantes à suivre à l’hôpital.

L’heure de cours terminée, nous avons toutes les 4 rejoint le bloc, puis Marie est partie en salle d’opération pour assister à une hystérectomie, pendant que Sonya se préparait pour un accouchement, Gaëtane et moi restant à proximité pour s’occuper du bébé. L’accouchement s’est déroulé de manière assez rapide, et le bébé allait bien à la naissance. Sonya a pu quasi tout faire y compris la suture, mais la sœur n’était pas très loin non plus pour imposer la méthode indienne lorsqu’elle jugeait cela nécessaire… Difficile d’imposer la française ici ! 

Nous avons ensuite enchaîné avec 2 césariennes à la suite, une pour siège et une pour pré éclampsie. Sonya a pu assister le docteur Hilda pour la première, pendant que Marie s’occupait de l’accueil du nouveau-né. Avant la césarienne, Sister Hilda a demandé a Marie de montrer l’accueil et l’examen clinique du bébé a toutes les étudiantes et infirmières, donc une fois qu’il était né et sur la table, cela faisait beaucoup de monde, mais elle et Gaëtane ont pu faire un bon petit topo, qui sera consolidé par le cours que Sonya donnera plus tard…

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Nous avons profité d’une courte pause entre les deux césariennes pour aller prendre un petit café. Le docteur Hilda nous a rejoint, elle aussi en tenue de bloc, ce qui a valu une petite photo souvenir..

Pour la deuxième césarienne Sonya et moi nous nous sommes occupées du bébé, et avons montré l’examen clinique aux peu d’étudiantes qui n’avaient pu être là.

Puis, étant déjà 13h, nous sommes reparties déjeuner, puis sommes retournées en cours pour la session de l’après-midi. Plusieurs étudiantes sont venues nous voir pour nous dire qu’elles avaient appris des choses utiles, et qu’elles avaient aimé les cours que nous leurs avions donnés. Gaëtane et moi étions contentes de ces retours positifs !

Après la classe, nous sommes reparties nous changer, afin de retrouver une sœur qui nous avait invités au deuxième jour de la fête des enfants de l’école, cette fois ci consacré aux un peu plus vieux. Nous ne sommes pas restées longtemps, la fête se terminant a 4h. Nous sommes donc rentrées au couvent pour notre fameuse pause thé.

N’y ayant toujours pas de patiente au bloc, nous avons rempli ce moment de creux au niveau de l’activité par une douche puis nous sommes toutes les 4 parties au cyber café pour notre dernier passage a Gaëtane et moi, les prochaines nouvelles étant prévues en direct de l’aéroport. Le débit de connexion étant long, nous sommes retournées sur les marches de notre chère amie qui nous avait accueillies ce lundi, la connexion y étant meilleure et le contexte plus sympa ! Nous y sommes restées jusque l’heure du dîner, puis avons rejoint les sœurs pour des pommes de terre frites, du riz, du poisson, des légumes et du raisin. Nous sommes ensuite restées quelques instants avec les sœurs, parlant en particulier de notre départ à Gaëtane et moi, et les sœurs nous demandant de nous mettre en saris pour cette dernière journée ce que nous ferons avec plaisir ! Nous avons d’ailleurs prévu de nous lever un peu plus tôt pour une séquence photo, gran’ma partant dès le matin et ne revenant pas avant notre départ.

Les sœurs allant ensuite prier, nous sommes reparties chez nous, très curieuses de l’ambiance mi-festive mi-nostalgique qui nous attend pour demain !

Mais ça, on vous le racontera après !

Bonne nuit à tous

Marguerite

Mardi 18 Novembre par Marguerite

Bonjour à tous !!

Après un petit déjeuner fait de riz et de thé, Gaëtane et moi sommes parties à 8h pour débuter la deuxième session de cours avec au programme, la fin de l’hémorragie de la délivrance pour Gaëtane et l’examen clinique du post partum pour ma part. La sœur se chargeant de la traduction était cette fois ci gran’ma, qui nous a laissé plus de liberté, faisant du cours quelque chose de plus interactif et de plus sympa pour nous comme pour les étudiantes !

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Après le cours, nous avons rejoint le bloc avec Sonya et Marie, qui avec 3 accouchements cette nuit, était vide, une fois de plus, avec aucun déclenchement ni de consultation de prévu.

Gran’ma nous a alors dit qu’elle partait pour l’école voisine, gérée par des sœurs de la même communeauté, car il y avait une fête de prévu pour les enfants de l’école, le « children day », et nous a proposé de l’y accompagner. Vu que la matinée au bloc n’allait pas être passionnante, nous y sommes toutes les 4 allées.

On a donc eu une arrivée assez remarquée par les enfants qui nous ont tous fait des signes de la main, puis tels des VIP, on nous a apporté des fauteuils que les enfants ont placés sur les marches de la cours afin que l’on voit mieux le spectacle qui était organisé.

Mag enfa

Children

Children day 2

Après un discours de la directrice qui a remercié le personnel de l’école et qui nous a souhaité la bienvenue, nous apportant au passage à chacune une rose en papier (sauf pour Sonya, ses origines indiennes lui portent finalement préjudice, n’étant pas considérée comme étrangère).

Le spectacle a ainsi commencé, enchainant chants, sketch et danse indienne, qui nous ont éblouies, par les couleurs, les sons et le bon niveau de danse des enfants… On a toutes les 4 très appréciée cette matinée et ce plongeon de plus dans la culture indienne !

Children day

Après le spectacle, nous sommes retournées au couvent, pour un bon déjeuner, avant de retourner en classe pour le groupe de l’après-midi.

Après la classe, nous avons rejoint le bloc, toujours vide, malheureusement pour nous. Nous nous sommes donc occupées comme on pouvait, Marie en revoyant les cours qu’elle devait donner la semaine suivante afin de mieux les adapter aux étudiantes, Sonya allant en échographie avec le docteur Hilda, et Gaëtane et moi, toujours dans notre étude pour Humaïa, cette fois dans le listing des médicaments utilisés par l’hôpital.

Après une pause thé un peu plus longue que d’habitude vu le très peu d’activité, nous avons rejoint Tsering et Dolma dans leur chambre, pour… un deuxième goûter… Décidemment, on ne fait que manger !! Gaëtane et Sonya ont profité de la clé internet de Tsering, tout en discutant avec elle de la religion bouddhiste dont elle fait partie, pendant que Marie et moi sommes rentrées à l’appart, enfin sommes plutôt restées dehors, car les coupures de courant étaient très régulières et qu’il y avait plus de lumière à l’extérieure.

Puis, nous sommes allées diner chez les sœurs, qui nous ont gatées de riz, de cutlet (je vous laisse imaginer le sourire de Gaëtane), et de Papper (sortes d’énormes chips pas mauvaises), et de raisin en dessert.

Nous sommes ensuite rentrées pour douche, blog et dodo !

On vous fait des bisous ! Bonne nuit à tous !

Marguerite

Lundi 17 Novembre par Marguerite

Bonjour à tous !

Ça y est, nous rentrons dans notre dernière semaine d’aventure… Après un petit déjeuner rapide, Gaëtane et moi avons rejoint la salle de classe afin que Gaëtane puisse donner le premier cours, dont le sujet du jour est l’hémorragie de la délivrance.

Etant donné que l’évaluation des connaissances des étudiants fait partie de l’étude que nous devions faire pour Humaïa, le cours a démarré par un pré test… Les étudiantes ne parlant cependant pas très bien l’anglais médical, une sœur devait traduire le cours en direct, et ne serait-ce que les instructions pour le test n’ont duré pas moins de 20 minutes alors que nous disposions d’une heure en tout et pour tout pour faire le cours… Donc ce fût… comment dire… folklorique surtout que pendant le quizz, en faisant la traduction la sœur donnait les réponses avant de demander au étudiantes d’écrire donc les résultats étaient plus que biaisés.

Gaëtane a donc finit par changer de méthode, malheureusement la sœur ne lui laissait pas tellement de liberté, et le temps étant plus que compté, le cours s’est déroulé très vite. Après discussion avec la sœur, nous avons convenu de changer de méthode pour le deuxième groupe, qui lui aura classe l’après-midi même, en supprimant le quizz écrit.

Nous sommes ensuite rentrées pour nous changer, avant de rejoindre l’hôpital, où malheureusement, il n’y avait pas de patiente en travail. Nous en avons donc profité pour faire un petit point avec les infirmières tibétaines sur le cours du matin, et pour finir une des parties de l’étude pour Humaïa, ce qui nous a occupé pour le reste de la matinée.

Tibetaines

 Après le déjeuner (Gaëtane a enfin retrouvé son légendaire appétit, je vous le dit : elle va mieux !!!), nous sommes toutes les 4 retournées dans la salle pour la session cours de l’après-midi. Malgré le retard des étudiantes de 10 minutes, le timing a mieux été géré car nous ne faisions plus écrire aux étudiantes le quizz, mais la sœur a pris autant de place au niveau parole que le matin même, ne laissant que très peu Gaëtane enseigner le cours qu’elle avait si durement préparé.

Cours etudiantes

Nous en avons donc parlé avec les sœurs le soir même, en espérant que pour les suivants, cela puisse s’arranger. Nous sommes donc ensuite reparties au bloc, ou une femme venait pour terme dépassé, afin d’être déclenché pour saignements. Après un rapide examen, elle est repartie marcher pour plusieurs heures tout en restant dans les environs, ayant pour instruction de ne revenir que quand elle aura mal.

Nous sommes donc parties prendre un petit thé, vu qu’il était 16h, puis n’y ayant pas de patientes, nous nous sommes rendues chez l’habitante du village qui nous avait invitées 2 jours auparavant… Nous avons donc discuté entre nous, avec elle, ce pendant un bon moment, jusqu’à finalement rester dîner. Elle nous a concoté tous pleins de petits plats pendant 1h30 pendant que nous restions dans le salon, puis est venue nous chercher pour nous installer sur des tapis et elle a placé des feuilles devant nous, nous servant d’assiettes (ça y est, on est prêtes pour Koh Lanta).  

Nous avons donc pu goûter du riz avec du samba (sorte de sauce aux légumes épicée), des chili (piments) enrobés de friture, une sorte de salade salée-sucrée dont j’ignore le nom, et en dessert des boules cuisinées avec du sucre et de la farine dont j’ignore le nom aussi, et le tout avec les doigts bien sûr ! c’était drôle !

Diner sujata

Diner

Diner sujta

Après quelques photos souvenirs et remerciant notre hôtesse, nous sommes finalement reparties au couvent, et après avoir raconté notre soirée aux sœurs, nous sommes rentrées dans notre appartement pour une petite douche à la chandelle car plus d’électricité (petite pensée pour mon papa qui m’avait chaudement recommandé de prendre une lampe frontale).

Heureusement, j’ai encore de la batterie sur mon ordi pour vous raconter la journée et vous souhaiter une bonne nuit !!

A très bientôt !

Marguerite

Dimanche 16 Novembre par Gaëtane

C’est déjà notre dernier dimanche en Inde… !

Après un petit déjeuner encore un peu allégé pour moi (juste une tasse de thé et une petite brioche sucrée, à cause de mes petits dérangements intestinaux de la veille… :) Ne vous inquiétez pas, tout va bien, et l’appétit est revenu petit à petit) et quelques crêpes d’ici accompagnées de lentilles pour Maguie presque totalement accoutumée à la nourriture indienne désormais ;), nous nous sommes rendues dans la petite église Saint Mary d’HD Kote à 5 min à pied de chez nous pour assister à la messe de 8h30.

Les chants de mélodie un peu orientale accompagnés par les musiques rythmées pré-enregistrées d’un synthé (spéciale dédicace à mon frère ;) ) nous ont beaucoup surprises, mais en dehors de cela, la liturgie était sensiblement identique à la France.

Eglise

Nous avons ensuite profité de notre matinée pour ranger et nettoyer un minimum notre appartement pour recevoir Marie et Sonya dans l’après-midi. C’était déjà un peu nous préfigurer notre départ. Et nous savions qu’une page se tournait puisque nous n’allions plus être deux mais quatre.

Puis nous avons profité du temps dont nous disposions pour nous reposer un peu, lire et terminer un tableau pour notre étude (enfin ça, c’est Maguie la courageuse… ;) ).

Après avoir pris notre repas, et fait une petite sieste pour ma part, nous avons décidé d’aller nous promener dans la ville, histoire de bouger un peu. Nous nous sommes offert un bon coca bien frais et une noix de coco :) Nous nous sommes aussi étonnées des particularités des magasins indiens au centre d’HD Kote et notamment du fait qu’ils soient disposés sur 2 étages (2 magasins l’un au-dessus de l’autre).

Magasin

Nous sommes rentrées pile à l’heure du thé (ce n’était pas fait exprès, mais nous l’avons pris volontiers) et alors que nous terminions, sister Haruna est venue nous chercher en disant, « your friends are arriving » et nous, toutes étonnées que Sonya et Marie arrivent si tôt (d’après nos calculs elles devaient arriver plutôt en début de soirée), nous sommes sorties rejoindre sister Hilda pour les accueillir. Elles venaient en fait d’avoir appelé sister Hilda pour aider le taxi à trouver son chemin, et aller arriver d’une minute à l’autre. Nous vîmes la voiture arriver de loin (finalement c’est rare de voir des voitures « à l’occidentale » sur les routes indiennes, c’était forcément celle-là !)

Marie et Sonya, complètement épuisées de leur long voyage (comme nous l’étions nous-mêmes 3 semaines plus tôt), ont déposé leurs affaires, avant de prendre leur tout premier repas sur le sol indien.

Marguerite et moi avons raconté nos épopées aux nouvelles arrivées, avant que nous présentions ensemble à sister Hilda les cours que nous avions préparés, pour les « classes » qui débuteraient le lundi matin.

Encore une journée qu’on n’a pas vu passer.

A très vite ! Grosses bises.

Samedi 15 Novembre par Marguerite

Bonjour à tous !

En ce premier jour de week end, alors que nous avions prévu de retourner à Mysore pour toujours plus de visite, cette fois le zoo et Chamundi Hill au programme, notre  Ninou/pinky/Gaëtane nationale s’est réveillée malade, et incapable de tenir sur ses jambes… Pas de fièvre, mais bon en même temps, cela fait maintenant 3 semaines que nous sommes ici, il fallait bien que ça arrive !!!

Après un petit déjeuner forcé pour elle, et beaucoup moins forcé pour moi nous avons toutes les deux rejoint notre lit pour notre première grasse matinée indienne, qui fût plus que bien acceptée !!! J’en ai profité pour mettre à jour le blog, ainsi que les cours pour les étudiantes pendant que Gaëtane reprenait un peu de forces. Après le déjeuner, nous avons préparé à l’aide des sœurs et de l’homme à tout faire de l’hôpital, le désormais célèbre Mr Gold, l’arrivée de Sonya et Marie, les 2 sages-femmes de Humaïa qui nous accompagnerons pour la suite de notre mission.

Nous sommes allées nous balader histoire de prendre l’air, sommes allées au cyber café afin de pouvoir mettre en ligne toutes les nouveautés. Nous n’avons même lus à demander, le propriétaire nous connait bien maintenant !!!

Sauf que la connexion était tellement mauvaise que Gaëtane n’a pu lire aucun de ses mails ! Le temps étant écoulé, Gaëtane est donc allée se poser sur les marches de la maison voisine, la connexion y étant meilleure, afin de terminer le blog. Elle fût aussitôt rejointe par les enfants du quartier, très curieux de savoir ce qu’elle faisait !

Gaetane enfants blog

Pour ma part une fois mon petit coup de fil à ma maman chérie, je suis allée discuter avec la propriétaire de la maison ou Gaëtane s’était installée, ayant déjà discuté de nombreuses fois avec elle. Elle m’a d’ailleurs invité à prendre le thé en attendant que Gaëtane nous rejoigne. Elle toute aussi souriante, drôle et hospitalière que les autres locaux que nous avions rencontré jusqu’à maintenant. Nous avons ainsi parlé pendant une bonne heure et demi de l’Inde, de la France, des plats indiens, de notre boulot à l’hôpital, du sien en tant qu’enseignante à l’école et de toutes sortes de choses et d’autres.

Ayant parlé de la gastronomie indienne, elle nous a invité à revenir chez elle le lundi soir, en saris (bien sûr), pour un gouter ou un diner typique indien, ce que nous avons accepté avec joie.

Nous sommes ensuite rentrées chez les sœurs pour le dîner, puis nous avons profité de notre soirée tranquille pour discuter, lire et dormir.

Nous vous faisons de gros bisous, bonne nuit à tous !

Marguerite

Vendredi 14 novembre par Gaëtane

Dernier jour de la semaine, déjà ! On ne l’a pas vu passer celle-là… Les jours défilent de plus en plus vite…

Un matin comme les autres, avec cependant, ce qui nous change un petit peu, de la semoule et des œufs au plat au petit déjeûner.

A l’hôpital ce jour, pas d’accouchement malheureusement. Cependant nous avons pu expliquer à nos amies Tibétaine, Cyrinc et Dorma, les manœuvres obstétricales en cas de dystocie des épaules (épaules bloquées au niveau de la symphyse pubienne). Avec Maguie on leur a d’abord montré la petite passe de rock ressemblant à la manœuvre de Jacquemier, dernière réalisable quand toutes les autres ont échoué et qui consiste à faire faire une rotation sur lui-même au bébé, après avoir attrapé sa main. Puis nous sommes passées à des choses un peu plus sérieuses, quoique, en reprenant toutes les manœuvres une par une, Marguerite faisant la sage-femme et moi le bébé… :)

On ne vous l’avait pas encore vraiment expliqué mais ici en Inde, les sages-femmes à proprement parler n’existent pas. Pour faire court, il n’y a principalement que des médecins spécialistes, et des infirmières mais qui font de tout, pas uniquement de la maïeutique (la spécialité des sages-femmes) donc l’obstétrique n’est qu’un domaine parmi tant d’autres à aborder pour elles. Seulement certaines infirmières de plus haut grade peuvent parfois se spécialiser dans les soins maternels et infantiles. Enfin, il faut quand même mentionner les « dai » (prononcer « daille »), sorte de matrones, mais qui n’ont jamais reçu d’enseignement officiel sur le sujet. Donc, malheureusement, il n’existe pas ou presque de professionnels de santé complètement assignés à l’accompagnement médical des femmes pendant et en dehors de la grossesse, pendant l’accouchement et ses suites. Cependant comme ce sont les postes de santé et les centres de santé primaire vers lesquels les femmes enceintes se dirigent en premier, et que ce sont des infirmières qui les y reçoivent, nous comprenons la nécessité que ces infirmières soient formées à toutes ces questions, d’où la raison d’être des cours dispensés par Humaïa aux étudiantes et aux infirmières.

C’est ainsi que Maguie et moi, nous aurons, dans le cadre de notre mission, à dispenser des cours sur l’hémorragie du post-partum (principale cause de mortalité maternelle, la pré-éclampsie, maladie vasculaire de la grossesse très présente en Inde, la prévention des infections etc…) Aujourd’hui encore Marguerite et moi y avons consacré pas mal de temps, pour, nous l’espérons, un bon résultat que nous présenterons au Dr Hilda ce dimanche, ainsi qu’à l’étude, particulièrement pour Maguie qui est maintenant rodée avec les relevés d’informations. Nous plaignons tous ceux qui doivent passer leur journée à travailler sur un ordinateur, car quelques heures nous fatiguent déjà beaucoup. Et je plains également mon frère qui devait préparer lui aussi un topo ces jours-ci, on était vraiment en union de travail (comme prévu) ;) Bon, l’avantage, c’est que cela permet de commencer les révisons en même temps pour toutes les réjouissances qui nous attendent à notre retour…

Le soir et le dîner sont vite arrivé, avec cette fois encore ces délicieuses petites boulettes aplaties contenant poulet, pommes de terre et oignons mixés, le tout fris à l’huile de « sunflower » :). Nous devons bien avouer que nous sommes heureuses à l’idée d’être en week-end, la semaine nous a paru fatigante :) Cette fois, la fin de semaine s’annonce vraiment reposante. Nous vous en dévoilerons le programme la prochaine fois. ;)

Je vous embrasse.

Jeudi 13 Novembre par Marguerite

Bonjour à toutes et à tous !

Encore un beau soleil qui se lève sur l’Inde ce matin (de ce côté-là, en plein mois de Novembre, on ne vous envie pas) ! Hormis ce beau début de journée, le reste de la matinée et de l’après-midi est orienté sur la maïeutique, donc à vous de choisir de lire ou non !

Après un bon petit déjeuner chez les sœurs (ça y est, on a adopté les galettes de riz !), nous nous sommes rendues à l’hôpital. Une femme était en travail, déjà à 4-5 cm, et comme l’indique la manière de faire de l’hôpital, si elles ont mal, elles poussent !! La femme a donc accouchée 40 minutes plus tard, une fois l’épisiotomie faite sans vraiment d’indication, mais après en avoir reparlé une énième fois avec la sœur, c’était dans ce cas précis pour que le bébé sorte plus vite (hum hum, on en est pas sûr, vu qu’il ne pesait que 2,3 kg et que l’enfant progressait super bien… mais bon…).

Après la suture de l’épisiotomie, le bébé a donc été confié à la famille et la femme montée en suite de naissance.

A peine cette dernière partie, une autre femme arrivait pour déclenchement, car son terme était dépassé. Une fois la poche des eaux rompue, elle est partie se balader, avant de revenir 2h plus tard pour être mise sous synto, afin de lui déclencher ses contractions.

Nous sommes ensuite parties déjeuner, et à notre retour, elle avait mal donc début des efforts expulsifs. Cette fois ci, c’est Dolma, une des deux infirmières tibétaines venues en formation pour apprendre à faire des accouchements, qui avait le privilège (que nous n’avons malheureusement pas encore eu, mais en même temps, pas sûr qu’un accouchement à la française leur plaise) de s’en charger, accompagnée de la sœur.

Nous fûmes surprises, car cette fois ci, pas d’épisiotomie alors que le bébé avait l’air plus gros… ça n’a pas vraiment loupé, car en peu de temps est sorti un bébé « bien portant » (expression favorite de Gaëtane pour dire gros), avec une mini difficulté aux épaules.

Depuis notre réanimation, Gaëtane et moi sommes motivées pour les accueils de nouveau-nés, et munies de nos gants, nous étions prêtes à nous occuper de l’enfant, qui était bleu à la naissance. La sœur n’avait pas l’air de trop y faire attention, ne voulant pas nous laisser l’emmener, car elle devait d’abord troquer la pince servant à clamper le cordon pour le petit élastique dont ils se servent… Et comment vous dire, elle a un sacré caractère, donc elle ne voulait pas vraiment céder… Elle a d’ailleurs lâché le clamp pendant 2 secondes, causant au passage un joli petit jet sur le visage des 3 infirmières à sa gauche…  et qui n’arrangeait pas vraiment la situation pour notre bébé…

Nous l’avons donc vite emmené, afin de le stimuler et l’aspirer, ce qui a heureusement suffit ! Nous l’avons ensuite pesé, ce bonhomme a surpris tout le monde par ses 4,6 kg ! Les sœurs n’en revenaient pas, et Dolma non plus, c’est un sacré premier accouchement pour elle !!

Une fois la femme remontée, n’ayant plus de patiente, Gaëtane et moi-même sommes reparties chez nous, pour passer la fin d’aprèm sur les cours pour les étudiantes concernant Gaëtane, et sur l’étude pour Humaïa me concernant, et ce jusqu’au dîner où nous nous sommes régalées de « Cutlet » (des espèces de palets de pommes de terre et de poulet dont Gaëtane va demander la recette) et de glace.

Après une petite heure passée avec les sœurs à rigoler et à planifier notre week end, nous sommes ensuite rentrées chez nous, pour une bonne nuit de sommeil, étant toutes les deux très fatiguées. 

A très bientôt pour la suite de nos aventures!

Marguerite

Mercredi 12 Novembre par Gaëtane

Ce matin ne fut pas comme les autres, voici pourquoi… Hier soir, à la fin du repas, alors que sister Hilda avait déjà quitté la table, sister Nimie, une autre jeune sœur, nous a prévenues que c’était l’anniversaire de Sister Hilda aujourd’hui, en nous conviant à les rejoindre à 7h20 pour le lui fêter. Alors aujourd’hui c’était réveil à 7h, mais cela en valait la peine. :)

A 7h20 nous avons donc rejoint le couvent où nous avons constater la présence de toutes les sœurs de la communauté, y compris celles de l’école saint Mary juste à côté mais qui loge dans un autre bâtiment. Les derniers préparatifs faits sous le nez de sister Hilda, mais feints d’être bien camouflés l’ont faite bien rire. Les étudiantes infirmières, les infirmières et les cuisinières nous ont ensuite rejointes si bien que la salle du repas était pleine !

Plusieurs magnifiques bouquets de fleurs du jardin, ainsi qu’un gros bouquet de roses en papier crépon offert par les étudiantes avaient été rassemblés.

Un petit mot d’introduction par sister Nimie, remerciant Dieu pour ce jour de joie en lui demandant de bénir sister Hilda, a fait place à un chant de louange suivi d’un chaleureux Happy Birthday sur un autre air que celui le plus souvent chanté, mais sur la mélodie d’une chanson bien connue quand même, et chanté par tous.

Suite à cela, sister Hilda a remercié chaque groupe de sa présence, y compris nous qui étions juste à sa droite : « Thanks to our friends, thank you to be here » :) Sister Nimie lui a enfin apporté un gateau d’anniversaire. Pour finir, chacune est venu embrasser sister Hilda une fleur à la main en lui souhaitant personnellement un bon anniversaire, nous y compris :)

Après un petit déjeuner agrémenté par des parts de pain d’épice pour l’occasion, nous avons rejoint l’hôpital comme chaque jour. Le mercredi c’est jour des chirurgies. La matinée fut bien remplie entre césarienne avec tubectomie, où Marguerite a pu assister le Dr Hilda pour la 2nde fois. (la prochaine fois, ce sera au tour des tibétaines), une ablation de kyste mammaire, et une patiente pré-éclamptique ayant accouché voie basse.

C’est déjà le temps d’aller déjeuner et avec Marguerite nous nous faisons la réflexion que c’est quand même agréable un hôpital dont on sort sans se changer (il n’y a de toute façon pas de vestiaires), pour aller prendre des repas ou une pause café ou thé à deux pas de là après avoir traversé un jardin bien agréable, souvent sous le soleil, et sans aucune sensation de fraîcheur (puisqu’il doit faire toujours entre 25  et 30 degrés dans la journée), et à moins d’une minute de son chez soi. Cela fait partie des choses qui entretiennent la douceur de vivre ici (non pas celle du confort matériel comme en France, mais de la vie simple qui, on s’en rend compte, représente un autre type de confort malgré tout.)

En face des fenêtres de la salle à manger, nous apercevons les enfants de l’école où c’est manifestement jour de fête. Aujourd’hui ils n’ont pas leur uniforme habituel (chemise jaune pâle et pantalon ou robe bleue, ni celui des jours particuliers entièrement blanc), mais leurs beaux habits (traditionnels pour nous) de belles couleurs vives et dont aucun n’est identique à un autre.

Notre après-midi est consacrée à l’étude et à la préparation des cours.

Les sœurs nous ont invitées à les rejoindre à la messe le soir.

Vient déjà le moment du dîner et, Sister Conceptor, ou Grand-Ma pour les intimes, nous a encore poussées à manger plus qu’il ne faut, comme une vrai grand-mère… On n’a quand même pas craché sur la délicieuse part de glace au dessert ;) Marguerite a l’impression d’être gavée comme une oie (ce sont ses mots). Elle est sortie plusieurs fois de table en disant qu’elle avait trop mangé. Après comparaison de nos portions, il semblerait que mon estomac ait une plus grande capacité, pauvre Maguie… :)

Une petite soirée tranquille après ça, et une bonne nuit à venir pour être en forme demain pour continuer la préparation de nos cours et l’étude d’Humaïa.

Grosses bises. A très vite.

Mardi 11 Novembre par Marguerite

Bonjour à tous ! Après notre petit déjeuner chez les sœurs, nous avons rejoint l’hôpital, plus particulièrement les salles de travail, malheureusement pour nous vides, la veille ayant été un jour plus  que chargé durant notre absence… quand les chats ne sont pas là les souris dansent !

Gaëtane et moi-même avons donc décidé de nous remettre à notre étude pour l’association, en replongeant dans les registres des accouchements, cette fois de 2011 pour le reste de la matinée. Nous sommes ensuite parties déjeuner, avec au menu des bananes, du riz et une sorte de choux.

Il faut quand même que dans tout ça, on vous parle de gran’ma. Il s’agit de la 2ème plus âgée des soeurs que l’on a surnommé comme ça parce que son prénom est trop difficile à retenir et qu’elle fait toujours comme si on était ses petites filles.

Elle passe ses journées devant sa série indienne fétiche, et l’après-midi à faire du jardinage ! À l’heure des repas, elle est bien sur toujours dans les environs pour nous bichonner, nous et notre estomac, insistant très souvent pour manger ce qu’elle nous rajoute dans notre assiette !! Avec elle, les 5 repas par jour traditionnels des indiens, on ne les manque pas !!!

Quoi qu’il en soit, après le déjeuner, elle nous a emmenés dans l’arrière cours pour nous faire tester les cannes à sucre ! Elle ne les coupes pas avec un couteau mais avec les dents ! Sacré gran’ma, elle nous surprend toujours !

Ce sont des sortes de branches dont il faut arracher la surface, et mâcher les fibres à l’intérieur pour en extraire un jus, très sucré (en même temps, c’est des cannes à sucreJ) c’est spécial mais pas mauvais !

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Après cette expérience assez curieuse, on est retournée en salle de travail, et vu l’absence de patiente, on s’est remises au boulot, cette fois pour bosser sur nos cours pour les étudiantes infirmières.

Après notre pause thé de 16h désormais traditionnelle, nous nous sommes remises au boulot, puis nous sommes parties au cyber café afin de vous donner quelques nouvelles !

Nous sommes ensuite rentrées pour le diner chez les sœurs, toujours autant dans la joie et la bonne humeur. Après le diner, Sister Hilda a appelé le docteur Pais, médecin à l’hôpital de Mysore et notre contact francophone local si besoin. Gaëtane a pris le téléphone et l’a trouvé très sympathique. Il mène des actions de santé publique auprès des enfants ici, à HD Kote, et va essayer de venir nous rendre une petite visite si l’occasion se présente…

Après avoir raccrochée, nous  sommes restées un moment pour discuter et rigoler avec les sœurs sur les canapés du hall d’entrée ! gran’ma nous a montré des vidéos de bébés en couches qui faisaient la danse du ventre sur son téléphone! Quand on vous dit qu’elle est surprenante !!! Puis en bonne grand-mère et étant donné qu’il était déjà 21h elle nous a ordonné d’aller nous coucher ! (vous auriez vu sa tête quand on lui a dit qu’on ne s’endormait qu’à 23h… trop drôle !) on essaiera de la convaincre de la prendre en photo, mais ce n’est pas gagné !

Aller comme a dit gran’ma, on va être tired demain si on se couche pas ! (bon il est 21h30, donc on va quand même se faire un petit film avant !)

Bonne nuit à tous !

Lundi 10 Novembre par Gaëtane

Après une nuit bien calme à Ganjam, nous nous réveillons à 8h pour pouvoir aller visiter l’école du couvent saint Michel dans la matinée. Nos sacs sont vite rangés, nous prenons un délicieux petit déjeuner, sans aliments salés pour une fois, mais de bons petits pains briochés à la confiture, des biscuits sablés, des sortes de petites patisseries qui ressemblent à de la pâte d’amende, et des mini-bananes, accompagnées d’un thé noir au (vrai) citron.

Nous terminons de nous préparer, quand nous entendons des enfants chanter… Je pointe le bout de mon nez à la porte, c’était les petits enfants de la nurserie, collée à notre appartement, qui débutaient leur journée par des chants accompagnés d’une petite chorégraphie pendant près d’un quart d’heure :) C’était très mignon à voir. Deux professeurs ainsi que la quatrième sœur du couvent que nous n’avions pas encore rencontrée étaient avec eux. Une fois les enfants rentrées dans les deux classes de maternelle, la sœur nous invite à entrer dire bonjour aux enfants. Dans la deuxième classe des plus grands, nous distribuons un crayon de couleur à chacun lorsqu’ils sont à leur petit bureau, après que tous soient venus nous serrer la main tour à tour et bien sagement en nous disant « Good morning » :)

 Enfants ecole

Après l’école maternelle, une autre sœur, la plus âgée, nous conduit à l’école primaire où la prof d’informatique nous fait visiter et entrer dans chaque classe où les cours sont déjà commencés, mais cependant avec toujours un bon accueil des professeurs.  On a même eu le droit à une chanson mimée rien que pour nous par l’une des classes.

Enfants

A l’étage de l’école, la prof d’info nous fait découvrir une salle des « fêtes » et de spectacles avec une scène où un groupe d’une douzaine de petites filles sont en train de répéter une danse avec leur prof pour leur fête de l’école qui aura lieu le 14 novembre. Derrière, une petite salle pour la prière du matin, et une salle informatique avec une douzaine de PC.

Durant la récréation des enfants, nous allons les saluer encore une fois dans leur cours, et nous en profitons pour prendre des photos. Plusieurs petites filles nous font ou nous demandent un bisou sur la joue :)

Enfants ec

Maguie enfant

Puis c’était la distribution de la fin de notre stock de crayons de couleurs, stylos et trousses aux enfants venus tour à tour et par petits groupes les chercher dans le bureau de la soeur.

Ensuite notre jeune guide nous a fait visiter l’église après avoir récupéré un trousseau de clés auprès des prêtres au presbytère (l’église était fermée à double tour, bien que dans la même cour que l’école circonscrite par des murets. Après la visite de l’église, le curé nous explique que du temps du sultan fin XVIII - début XIX, les catholiques de la région étaient persécutés. La région de Ganjam a été marquée par la venue d’un prêtre français, l’abbé Dubois qui a entre autres fondé l’école sainte Marie collée à l’école que nous avons visitée.

 Exterieur eglise

Nous avons ensuite regardé des photos de fêtes célébrées à l’école comme l’Independance Day, et des vidéos de danses indiennes.

Il était déjà temps de repartir, la sœur nous avait préparé un délicieux déjeuner avec crudités (rondelles de tomates, carottes, concombre, oignons) et un plat de pâtes que nous avons particulièrement apprécié puisque depuis le début de notre séjour nous avons l’impression de manger du riz, sous différentes formes certes, mais à chaque repas. Elle avait repéré que tous les français qui l’avaient visitée appréciaient cette recette. Elle a en effet régulièrement affaire à des français puisque la maman de la directrice de notre association Humaïa, ayant elle-même fondé une association d’aide à la scolarisation des enfants de cette école, certains membres font le voyage chaque année pour offrir cartables, trousses, crayons et chaussures à de nombreux écoliers.

Au moment de nous séparer, la sœur sort deux petits sacs bleus de dessous le bureau, c’était deux petits sacs bandoulière qu’elle nous offrait en cadeau avec un petit porte-clé ! :)

Après voir récupéré nos sacs, nous sommes allées attendre le bus avec une deuxième sœur qui elle partait chez le dentiste dans la direction opposée. Comme le bus n’était toujours pas passé au bout de ¾ d’attente nous avons finalement pris un rickshaw pour Srirangapatna, puis un bus pour Mysore. Comme il était encore assez tôt, nous en avons profiter pour faire une petite virée shopping dans les alentours de la gare des bus. Nous sommes entrées dans une boutique vendant de petites statues, des écharpes, des bijoux et des tapis où nous avons sympathisé avec les vendeurs. Comme nous consultions notre PC une fois ressorties, ceux-ci nous ont gentiment proposé d’utiliser leur WiFi quelques minutes, qui se sont prolongées par un petit thé qu’ils nous ont offert, nous faisant découvrir certaines plantes avec lesquelles ils aromatisent leur thé noir mais dont j’ai publié le nom (de petites graines noires, et des morceaux d’écorce d’un arbre).

 Maguie shop

Gaetane magasin

Au moment de repartir, comme nous devions retirer de l’argent pour la fin de notre séjour, et que nous ne savions pas où trouver une banque, l’un d’entre eux nous accompagnées jusqu’à celle la plus proche, qui se trouvait finalement dans la gare des bus, nous permettant de sauter dans l’un d’entre eux bus juste après.

Encore une fois, notre week-end fut bien rentabilisé puisque nous sommes rentrées juste à l’heure pour aller prendre le dîner avec les sœurs qui nous attendaient et auquelles nous avons encore une fois raconté toutes nos aventures…

 

A bientôt ;)

Dimanche 9 Novembre par Marguerite

Bonjour à tous !

Après un dur lever à 6h40, puis un petit déjeuner à 7h, nous avons pris le bus pour Mysore, ou nous sommes allées à la messe de 9h à la St Philomena’s church, la cathédrale de Mysore, car nous devions y retrouver Sister Sutaya, la sœur du couvent de Ganjam qui allait nous loger pour la nuit. Malheureusement pour nous, il y avait beaucoup de sœurs à cette messe, mais c’est finalement elle qui nous a retrouvées !

St philomena’s organisait une kermesse qui avait lieu après la messe, et la sœur nous a proposé d’y aller. Nous en avons profité pour grignoter et acheter des petites bricoles aux enfants qui venaient nous voir tout sourire.

La sœur nous a ensuite informées que son ancienne institutrice dont elle était restée très proche mariait sa nièce le jour même, et qu’elle était invitée. Elle a ensuite rajoutée que, ayant prévenu la famille de la mariée de notre arrivée, nous étions par conséquent, nous aussi conviées à la noce !!! Ce fut pour nous une sacrée surprise, nous étions trop heureuse de pouvoir voir à quoi ressemble un mariage indien !!!

Nous nous sommes donc rendues en autorikshaw sur le lieu de la réception, car la messe avait été célébrée la semaine d’avant (ils font plusieurs célébrations, et il s’agissait ici de la dernière).

La salle était assez grande, décorée de manière assez spéciale, avec un sacré budget audiovisuel : des écrans, des caméras, des appareils photos… de quoi leur laisser un bon petit souvenir ! Mais on vous a pris une photo pour vous laisser juger !

Deco mariage

Deco mariage 2

Le temps que les mariés arrivent, nous avons eu l’occasion de parler avec la sœur de la façon « de procéder » en inde par rapport aux mariages, et il s’agit des parents qui choisissent le futur époux pour leur fille (petit mot à nos chers papa, ne vous faites pas d’idées, pour nous ce n’est même pas la peine d’essayer). Les futurs mariés ont ensuite 4 jours pour apprendre à se connaitre et donner une réponse à leurs parents. Si les enfants sont ok, les fiançailles ne durent qu’un mois.

Les invités étaient vêtus de manière très occidentale, sauf les femmes plus âgées, restées en saris.

Nous avons également pendant cette période rencontré le frère de la mariée, super sympa, qui nous a accueillis très chaleureusement, en nous disant de profiter du mariage, et que nous étions très gentilles d’être venues (honnêtement, tout le plaisir est pour nous !)

Les mariés sont alors arrivés dans la salle, (elle en robe rouge et lui en costard cravate), tout le monde leur jetant des sortes de pois de couleur, puis les frères des mariés ont distribués verre de vin et du gâteau.

Mariage

L’organisateur du mariage a alors pris la parole, faisant un petit speech sur les mariés, et tous les convives (plus de 500 personnes) ont pu lever leur verre en leur honneur, le temps que les mariés entament le gâteau de mariage (on avait pas encore déjeuné) puis, tout le monde a été invité à se lever en couple pour 10 minutes de danse sur des musiques tout sauf indienne (enfin on a quand même eu une musique du dessin animé pocahontas mais c’est pas le même type d’indien). Nous avons eu le droit à tout : la country et la choré qui va avec, le slow, la farandole autour des mariés (une fois dans un sens, une fois dans l’autre).

Puis, la mariée est partie se changer pour un beau sari rouge et or, et elle et son mari sont restés sur la scène pour que, petit à petit, tous les invités puissent leur présenter leurs vœux et puissent prendre une photo avec eux. Autant vous dire qu’on était assez gênées de devoir le faire aussi, ne les connaissant absolument pas !! Mais ils ont été adorables, nous ont souhaités la bienvenue et nous ont dit de profiter de cette belle journée !

Mariage ganjam

Avec la sœur, nous sommes ensuite sorties de la salle car dehors nous attendaient deux tentes dans lesquels se tenaient les buffets (l’un avec viande et l’autre sans). Nous avons croisé au passage le père de la mariée, qui nous a beaucoup parlé, très intéressé par la France, et nous a ordonné de tester la glace du dessert pour savoir si elle était bonne (pas la peine de nous le dire deux fois, pas de problème !) la déco alimentaire était assez marrante, faites de sculptures dans des fruits ! voyez plutôt :

Fruits mariage

Nous nous sommes donc fait servir de copieuses assiettes, sans couverts donc à l’indienne, des bouteilles de soda, et bien sur la fameuse glace, qui effectivement, valait bel et bien le coup !

Les invités étaient tous très gentils, beaucoup étaient curieux de savoir d’où l’on venait, et très étonné de savoir que des français savaient parler anglais ! C’était assez drôle !

Maguie invite mariage

Remerciant généreusement la famille des mariés pour ce beau moment totalement imprévu pour nous, nous avons repris l’autorikshaw, puis le bus pour nous rendre ensuite à Srirangapatna, la sœur voulant nous en faire visiter les coins sympa.

Nous nous sommes donc tout d’abord rendues à la prison du sultan Tipu, qui, située au bord d’une très belle rivière, servait à noyer les prisonniers lorsque le niveau de l’eau montait… sympa !

Tipu jail

Prison sanjam

Puis, nous nous sommes rendues dans un temple, le Ranganathaswamy temple, où beaucoup d’Hindou viennent pour prier leur dieux. Il y avait beaucoup de statues, avec aux pieds de chacune une sorte de moine torse nu et maquillé, dont le rôle est de recueillir les offrandes faites aux dieux.

Temple 1

Moine 1

Maguie temple

Nous avons ensuite pris la route cette fois pour Gumbaz, la tombe du sultan Tipu, qui est aussi une mosquée, ce sultan étant musulman. Cette fois encore, les locaux nous ont souvent arrêtés, voulant nous prendre en photos avec leurs amis/enfants/femmes, la sœur trouvait cela plutôt drôle au début, mais un peu moins à la fin ! Donc nous avons du écourter les séquences photos, et nous sommes reparties de Srirangapatna.

Tipu

Tombe tipu

Après une dizaine de minute d’autorikshaw, nous nous sommes arrêtées près d’un confluent de 3 rivières, où les indiens viennent se baigner. Ce beau paysage était d’ailleurs embelli par un magnifique coucher de soleil…

Gaetane sanj

La sœur nous a ensuite acheté à boire et à manger (une drôle de salade faite de carotte, choux, riz soufflé, épices et chips, mai super bonne), puis nous avons repris l’autorikshaw pour la dernière fois de cette journée bien chargée en souvenirs, vers le couvent ou les 3 autres sœurs nous ont chaleureusement accueillies, et voyant que nous étions fatiguées, nous ont conduites à notre chambre, qui s’est en fait révélé être un appartement, avec plusieurs lits, une salle de bain et une cuisine où des brioches, du thé, et des pâtisseries nous attendaient! Voilà les photos, autant vous dire qu’on était vraiment bien reçues !

Breakfist

Chambre ganjam

Elles nous ont ensuite souhaité bonne nuit (à 18h30), mais a vrai dire, ayant beaucoup mangé et étant fatiguées, nous en étions très contentes ! Nous voilà donc parties pour une petite soirée détente avec des bonnes choses à manger, pourquoi pas un petit film, mais surtout, du sommeil à rattraper !!

Bonne nuit à tous et à demain !

Ps : on vous avait déjà raconté l’histoire du lézard qui sort du robinet, vous connaissez celle du lézard qui sort des toilettes ? 

Samedi 8 Novembre par Marguerite

Bonjour à tous !

Après notre petit déjeuner habituel chez les sœurs, Gaëtane alias Ninou/Pinky et moi-même avons revêtu nos chers tenu vertes, car nous avons convenu hier soir avec les sœurs que nous ne travaillerions pas lundi, partant pour Ganjam demain matin et ce pour 2jours.

Pendant le tour avec les médecins, nous nous sommes arrêtées en néonatologie, et avons ainsi pu retrouver notre petite choute que nous avions réanimé la veille. Elle a désormais un prénom, Manjula (je préférais Victoire mais bon, c’est pas moi qui choisis J), elle va super bien, et nous l’avons filmé afin de pouvoir la montrer à sa maman qui ne l’avait vu que très peu avant son hospitalisation (le suivi post opératoire des césariennes se fait au rez de chaussé et la néonat est au 1er).

Manjula

Manjula 3

Après le tour, et vu la salle de travail vide, Gaëtane et moi –même comme convenu avec sister Hilda la veille, sommes parties chercher le mannequin bébé apporté par l’association lors de ses précédentes mission, et nous avons passé la fin de la matinée avec les infirmières tibétaines à les former, par une petite leçon théorique puis des mises en situation (clin d’œil à nos formatrices !), qui les ont beaucoup amusées, et à vrai dire, nous aussi !

Après ce petit topo, nous sommes parties déjeuner, et n’ayant toujours personne en salle, nous avons passé l’après-midi à continuer nos cours pour les étudiantes infirmières.

Puis, après notre petite pause thé, nous sommes retournées au bloc pour un curetage sur grossesse arrêtée. Nous sommes ensuite retournées chez nous, et assez fatiguées, nous sommes vite rentrées après le diner chez les sœurs, car demain, nous partons pour Ganjam à 7h du matin… Nous filons donc vite au lit et vous souhaitons une bonne nuit !

Marguerite

 

Vendredi 7 Novembre par Gaëtane

Quelle incroyable journée que ce vendredi, nous n’en revenons toujours pas… Accrochez vous, c’est long mais cela vaut la peine d’aller jusqu’au bout (le meilleur se trouve à la fin) !

Le matin, tout se passe comme d’habitude, lever, petit déjeuner, direction l’hôpital et en particulier le bloc obstétrical mais en ce début de journée, pas de femme en travail. Les deux infirmières tibétaines en stage pour un mois à HD Kote se joignent au tour des médecins (cela fait donc beaucoup de personnes qui rentrent dans chaque chambre), tour que par ailleurs nous commençons à connaître, c’est pourquoi nous décidons d’aller préparer les cours que nous devrons donner durant notre dernière semaine de stage.

A 11h, nous prenons notre petite pause café chez les sœurs comme à notre habitude désormais :), puis nous repassons voir si le bloc obstétrical est occupé. Une chance pour nous : une femme à terme est arrivée en début de travail, elle vient d’être examinée (col à deux doigts larges, considéré comme un travail en cours ici en Inde) et sister Hilda prévoit un travail dirigé avec de l’ocytocine (cette fameuse molécule qui provoque des contractions). Avant toute chose, sister Eveline rompt la poche des eaux, le liquide est méconial (ce qui signifie que le bébé a fait ses premières selles dans la poche des eaux, ce qui peut parfois être le signe d’une souffrance fœtale), on refait le point dans une heure, juste avant de la mettre sous ocytocine.

Une heure plus tard, le col était dilaté à 4 cm. Sister Eveline fait pousser la femme à chaque contraction (cela n’arriverait jamais en France, on attend généralement une dilatation complète ou quasi complète à 10cm) ; environ une demi-heure plus tard, les poussées étant inefficaces, on appelle le docteur Hilda car la progression du mobile fœtal est insuffisante. Dr Hilda trouve un col à 7cm et une tête beaucoup trop haute, elle décide de partir en césarienne.

C’est au tour de Maguie d’assister le Dr Hilda durant la césar ! elle part donc se préparer (blouse stérile et tout et tout). Pendant ce temps, je revérifie le matériel de réa, d’autant plus dans ce cas, le liquide étant méconial, car si malheureusement l’enfant n’allait pas bien à la naissance, nous pourrions avoir à l’intuber immédiatement pour réaliser une broncho-aspiration dans le but d’éviter que du liquide amniotique méconial aille dans ses poumons.

Il y a quelques temps, voyant que les sœurs nous laissaient de plus en plus prendre part activement aux césariennes, et aux suivis de travail dans une moindre mesure, j’avais refait les branchements de l’aspirateur de mucosités de la table de réa au cas où, Marguerite et moi, nous aurions à intervenir dans une réanimation néonatale. Chloée et Caroline, vous allez bondir mais le boîtier motorisé n’était raccordé à rien si ce n’est à la batterie et le tuyau de raccordement entre la chambre et la sonde d’aspiration n’était pas le bon malgré les fiches explicatives illustrées toujours affichées au mûr… Autant dire qu’ils ne s’en étaient pas servi depuis un certain temps !! Il manquait une pièce de jonction, que j’ai remplacée par une fixation au scotch leuco fourni par le Dr Deepak qui me regardait faire… mais j’étais fière que cela refonctionne ! Marguerite avait de plus retrouvé, le matin même de cette césarienne, en fouillant un peu plus, un laryngoscope comme neuf dans sa boîte en carton, caché dans l’armoire de la salle de travail, indispensable pour toute intubation. Je finis de préparer la table avec tout le nécessaire de réa, tout est prêt.

Je passe alors ma tête en salle de césar pour dire que tout est prêt et demande à sister Hilda : « Can I take care of the baby when he will be born ? » et elle de me répondre : « Yes, no problem. You will be the leader, ask them if you need something, and they will help you“ !! :) Ok, génial ! :) on était vraiment touchées avec Maguie de sa confiance.

La césarienne se passe normalement, je suis sur le qui vive prête à intervenir mais néanmoins pas trop stressée, tout ayant été préparé à l’avance ; l’une des infirmières tibétaines me propose son aide pour l’ouverture des portes (en effet, la table de réa n’est malheureusement pas toute proche de la salle de césarienne, il n’y en a qu’une commune à tout le bloc obstétrical). Sister Hilda procède à l’hystérotomie (ouverture de l’utérus) et clampe le cordon, qui d’ailleurs était enroulé autour du cou (expliquant peut-être que le bébé ne soit pas descendu). J’emmène tout de suite le nouveau-né, une petite fille, qui, très vite en pleine forme est immédiatement rose et se met à crier. Avec l’aide de l’infirmière, je n’ai donc qu’à bien la sécher, la mettre au sec, aspirer légèrement le liquide dans sa bouche et son nez et réaliser un petit examen clinique sous les yeux du Dr Kuldeep et des étudiantes infirmières. J

 On refait le point avec Marguerite, et les infirmières tibétaines qui nous demandent de leur expliquer le fonctionnement de l’aspi. Nous sommes heureuses d’arriver à communiquer avec elles en anglais, elles nous apprennent qu’elles sont nées en Inde et y vivent depuis toujours, tout en restant très attachées à leur culture tibétaine, leurs grands-parents avaient fait le choix de quitter leur pays au début de l’occupation chinoise (le Tibet est d’ailleurs toujours annexé à la Chine aujourd’hui)…

Il est à peu près 15h, nous savons qu’une autre césarienne est programmée à 17h chez une patiente à 37 semaines d’aménorrhées atteinte d’une hypertension gravidique (= due à la grossesse), cependant comme nous le rappelle sister Hilda, c’est pour le moment le temps d’aller chercher nos saris !!! :) Donc après nous être rhabillées en civil, nous partons à pied toutes joyeuses à l’idée de les avoir. Nous retrouvons sans trop de difficulté le petit magasin où se trouvent les couturiers. Toutes contentes de découvrir nos « blouses » faites sur mesure et bien ceintrées (c’est le cas de le dire ;) ), nous repartons aussi vite en disant au revoir aux couturières et couturiers tout sourires.

Sari shop

Nous rentrons vite pour prendre un petit goûter avant la césarienne (et oui, nous sommes passées à 5 repas par jour…), où de petits cake sucrés nous sont servis. Leur aspect extérieur nous laisse un peu perplexes, alors je demande à Maguie qui goûte la première si elle aime et elle me répond : « Je sais pas… » Ok… d’accord…  (Moi j’ai aimé en tout cas)

Revenons à nos moutons, il est 16h30 et nous devons rejoindre la salle de travail où la femme qui sera césarisée va être préparée. L’opération sera un peu compliquée nous dit l’une des sœurs, c’est pourquoi aucune de nous d’eux n’assistera le docteur Hilda cette fois. Comme le nouveau-né ne sera pas à terme (tout juste sorti de la zone de prématurité), nous préparons ensemble bien attentivement notre table de réa comme tout à l’heure. Marguerite demande à sister Hilda si elle peut prendre en charge le nouveau-né à la naissance, et la réponse est « yes, no problem. These time you will be the leader » ;) Maguie récupère le stéthoscope de sister Hilda pour la réa pendant que je me charge donc d’aller allumer la lumière ainsi que la rampe chauffante de la table de réanimation. Quand je reviens, alors que la césarienne débutait, Marguerite me dit : « je stresse… je compte sur toi… » et moi de lui répondre que tout va bien se passer (tout en priant intérieurement mon ange gardien pour que ce soit le cas…).

(Marguerite m’a aidée pour rédiger la suite, car les événements se sont enchaînés, et pour vous les raconter au mieux)

La césarienne se déroule comme habituellement, jusqu'à ce que le docteur Hilda pose la petite fille qui venait de naître sur la table… Marguerite et sister Julia (qui s’occupe habituellement de l’accueil des bébés) la sèchent immédiatement, la petite fille crie, puis plus rien, et elle devient franchement bleue… Alors que l’infirmière aspire la petite avec leur fameuse poire, l’autre, bizarrement, se met à changer le clamp du cordon (elle ne respire pas, mais c’est pas grave…) Je cours donc chercher l’oxygène (initialement toute prête près de la table de réa), et le lui administre à l’aide de « lunettes », pourtant les infirmières s’empressent de l’enlever pour lui aspirer le nez… Marguerite ausculte le bébé avec le stéthoscope, et me dit qu’il faut immédiatement l’emmener, le cœur ne battant que très faiblement… Les infirmières concentrées sur leurs soins, n’entendent pas et ne permettent pas à Marguerite de l’emmener. Maguie répète « we have to take her ! », mais les infirmières ne réagissant pas, je pars ouvrir la porte du bloc, répétant encore plus fort qu’on devait l’emmener et m’adressant cette fois directement au docteur Hilda, qui réalisant beaucoup mieux la situation a ordonné aux infirmières de nous laisser prendre les choses en mains : « let them take the baby » (on l’oubliera jamais ces paroles).

Marguerite emmène immédiatement l’enfant et cours vers la table de réanimation, pendant que je cours moi aussi pour la rejoindre. Une fois la petite installée, Marguerite la sèche à nouveau et la restimule pendant que j’effectue une aspiration des voies aériennes, qui se révéla être beaucoup plus efficace que la poire, et qui fit réagir l’enfant, mais seulement pour quelques secondes malheureusement. Marguerite, après une nouvelle auscultation me demande de la ventiler. L’infirmière saisit l’ambu (le ballon qui sert à ventiler), le place sur la bouche de l’enfant, mais Marguerite la corrige, car celui-ci doit être positionné autour de la bouche et du nez pour que la ventilation soit efficace. L’infirmière reprenant la main commence à ventiler très violemment, je lui crie donc : « no ! slowly ! » et Marguerite finit par lui retirer le ballon des mains pour que je poursuivre.

Après une auscultation supplémentaire, Marguerite m’indique que le cœur est trop faible (à 40 battements par minute), et qu’elle va commencer un massage cardiaque en plus de la ventilation… Au bout d’une trentaine de secondes, elle ré-ausculte et reprends son massage, commençant à envisager dans son esprit à intuber le bébé si aucune amélioration n’a lieu, mais 10 secondes plus tard, un cri se fasse entendre… :) Notre petite patiente s’était remise à respirer, et son cœur à battre la chamade, retrouvant sa couleur rose, et nous notre souffle… Quelle ne fut pas notre joie… Marguerite dit que le sentiment que l’on ressent à ce moment est indescriptible.

Marguerite et moi détachons nos yeux de notre petite Victoire (surnom que Marguerite lui donnera par la suite ;) ), et seulement alors nous apercevons qu’autour de la table se tiennent une demi-douzaine de personnes dont Sister Haruna, deux des médecins, deux ou trois étudiantes infirmières en plus de l’infirmière et de notre nouvelle amie tibétaine (l’autre ayant du repartir un avant la 2ème césarienne car elle ne se sentait pas très bien) Cyrinc de son nom (je me trompe sûrement sur l’orthographe), qui nous a bien aidées pendant la réanimation en mettant en pratique les connaissances reçues juste avant la césarienne.

Alors que l’infirmière emmaillotait le bébé pour le donner à sa famille, nous nous sommes interposées expliquant que Victoire avait encore besoin d’être gardée sous surveillance étant donné qu’elle avait encore quelques signes de difficultés respiratoires. Un des médecins qui avait été présent durant la réanimation a alors ordonné à l’infirmière de l’hospitaliser et de la garder sous rampe chauffante au bloc pour permettre à sa maman de la voir avant qu’elle ne monte dans le service de néonatalogie, ce qui nous a aussi permis de prendre quelques petites photos.

 Marguerite victoire

Marguerite victoire 2

Gaetane victoire

Gaetane marguerite victoire

Après tous ces événements, Marguerite et moi avons un peu soufflé, et échangé en reprenant le déroulé de la réa seconde par seconde tout en partageant nos impressions. Nous étions d’accord pour dire que nous nous étions senties freinées dans notre prise en charge par les habitudes du service et frustrées par la perte de temps occasionnée. Les infirmières n’avaient vraisemblablement pas réalisé le degré d’urgence de la situation. Mais nous étions tellement heureuses que cette petite fille aille bien, et dans une moindre mesure mais non négligeable, des progrès en terme de pratique que les événements d’aujourd’hui nous auront permis de faire.

Après l’effort, le réconfort, sister Rufina nous voyant repartir chez nous, nous envoie une infirmière logeant dans le même bâtiment que nous pour nous aider à mettre nos saris. Il fallait tout d’abord enfiler nos blouses (ces fameux hauts qui ne couvrent pas le ventre !), puis ce qui ressemble à un jupon, et enfin le sari en-lui-même, le plus corsé à mettre. Nous avons eu la bonne idée de filmer la façon de faire de cette dévouée habilleuse pour pouvoir la reproduire. Elle avait pratiquement terminé de fixer le mien avec une épingle à nourrice quand Sister Rufina, la jeune sœur avec qui nous étions allées en ville nous faire faire sur mesure les « blouses » arriva dans notre chambre avec des boîtes et deux colliers à la main. Les boîtes contenaient en fait des bracelets de toutes les couleurs, et notamment des turquoises et verts qu’elle nous a offerts. Vraiment adorables ces petites sœurs !

Maguie sari 2

Gaetane sari

Maguie gaetane sari

Nous sommes donc allées dîner, une fois n’est pas coutume, parées de nos saris et bijoux assortis, ce qui nous valut un grand : « Ohhhhhh !!! Whaouuu ! «  à notre arrivée dans la salle à manger du Saint Mary’s Convent :) :)

Bien-sûr nous avons reparlé de la « ressuscitation » (terme anglais pour la réanimation ;) ) vécue quelques dizaines de minutes auparavant, et nous avons été fort touchées des paroles de sister Hilda : « Thank you because you made a very great job »… Elle nous a confié son désir que nous puissions former, le temps où nous sommes ici, le staff, mais particulièrement les infirmières de l’hôpital à la réanimation néonatale, dont elle voudrait qu’elles acquièrent notre rapidité d’intervention. Nous lui avons répondu que sans stéthoscope (seuls les médecins en ont, il n’y en a pas sur la table de réa), elles ne pouvaient pas complètement réaliser le degré d’urgence, et que nous allions nous appliquer à leur transmettre un maximum de choses. Nous nous sommes aussi excusées car nous craignions d’avoir accablé un peu sister Hilda qui fait déjà tellement de choses pour cette hôpital (elle y travaille 7 jours sur 7, 10 heures par jour en semaine, et c’est encore elle qui doit être d’astreinte chaque nuit, habitant juste à côté de l’hôpital car les autres médecins n’ont pas tant d’expérience qu’elle ou n’habitent pas sur place.)

Après le repas nous avons pour la première fois passé la fin de la soirée avec les sœurs, qui s’amusaient encore de nous voir en sari, nous donnant des conseils pour les mettre… et ce jusqu’à l’heure de la prière, à 21h, où nous les avons accompagnées.

Nous recevons tellement ici, merci à tous ceux qui nous ont permis de partir… 

 

jeudi 6 Novembre par Marguerite

Après un dur lever, puis un bon petit déjeuner chez les sœurs (elles ont fait de la brioche et des œufs rien que pour nous !), nous nous sommes rendus au tour des malades, passant comme d’habitude par les suites de naissance, le bloc et la pédiatrie (j’ai d’ailleurs pu revoir la copine que je me suis faite la bas, toujours aussi mignonne !). La nouveauté du jour est que nous avons accueillie 2 infirmières tibétaines, qui viennent à HD Kote pour un mois, afin d’apprendre à faire des accouchements. Elles sont très sympas, et on va pouvoir nous enrichir encore plus des différentes pratiques à travers le monde !!!

Les salles de travail étant vides, Gaëtane et moi-même sommes retournées dans notre chambre afin de travailler sur les cours que nous devrons donner aux étudiantes lorsque les deux sages-femmes de Humaïa nous aurons rejointes.

Puis, après une pause déjeuner bien méritée, nous sommes retournées au bloc car il y avait une entrée. C’était une femme pré-éclamptique, qu’on a donc mise sous synto après avoir rompue la poche des eaux. 3h plus tard, alors qu’elle était à dilatation complète, l’accouchement a donc débuté, mais, durant trop longtemps, la sœur qui s’occupait de la patiente a donc dû appeler le Docteur/sister Hilda, qui a donc pris la relève. Le cœur du bébé n’était alors pu audible, et la femme a finalement accouché quelques minutes plus tard d’un bébé mort-né. Gaëtane et moi nous nous sommes senties totalement impuissante de n’avoir qu’observé tout cela, mais Sister Hilda nous a rassuré, en nous disant que le bébé était déjà mort, et que tenter une réanimation n’aurait servi à rien. Comme disait ma petite maman dans le livre d’or du blog, on est censées faire le plus beau métier du monde et l’Inde fait partie du monde…

Après toutes ces émotions, nous sommes reparties chez les sœurs pour une pause thé dont nous avions plus que besoin. Nous sommes ensuite parties dans le centre-ville, au cybercafé afin de vous tenir au courant de nos épopées, puis nous avons rejoint les sœurs pour la messe, et enfin, nous avons été invitées pour une part de gâteau chez les sœurs qui tiennent l’école car l’une d’elle fêtait son anniversaire.

Les sœurs sont vraiment gentilles avec nous, elles nous adorent, nous les faisons rire et elles aussi ! Gaëtane et moi-même sommes d’accord sur le fait qu’en même pas 2 semaines, nous avons énormément appris tant sur le plan de la maïeutique que sur le plan humain. Tenir un blog pour vous exprimer tout cela est extrêmement difficile, car il est impossible de poser des mots sur ce que nous vivons, tellement c’est indescriptible, il faut juste le vivre pour le comprendre…

Puis, après un diner plus que convivial avec les sœurs, toujours dans la joie et la bonne humeur, nous sommes rentrées, vraiment épuisées par notre journée, et très contente de rejoindre notre lit…

Nous avons hâte de vous raconter la suite,  nous profitons au maximum de chaque instant, car même si l’on vous aime, nous savons qu’il sera difficile de quitter l’Inde !

Bonne nuit à tous !

Mercredi 5 novembre par Gaëtane

Une nouvelle journée se lève sur HD Kote et le temps est plutôt nuageux et plus frais depuis deux jours, nous obligeant à remettre notre gilet pour sortir le matin, cependant nous n’en avons toujours pas besoin dans la journée, vous voyez qu’il fait quand même bon ;)

 Gaetane va a l hopital

 J’ai eu une belle surprise ce matin en me brossant les dents, heureusement que j’ai emmené un petit gobelet, vous allez voir pourquoi… (merci maman ;) ). Je remplis mon gobelet d’eau du robinet pour me rincer la bouche et je vois trois grosses particules noires dans l’eau, alors je le vide, je recommence, rebelote, une troisième fois, et là je vois un petit lézard qui tombe dans l’évier !! J c’est toujours mieux que dans ma bouche… Marguerite dit qu’elle aurait hurlé si cela lui était arrivé à elle J Ce n’était pas n’importe quel lézard puisque celui-ci nous rend visite pratiquement tous les jours, habituellement par la fenêtre. En effet, le système de fenêtres est un peu particulier ici, pour permettre l’aération. Une vitre intérieure est interrompue aux ¾ en partant du bas et une vitre extérieure est interrompue aux ¾ en partant d’en haut, il y a donc un jour nous permettant d’inviter chez nous lézards, libellules, sauterelles, moustiques, araignées, perce-oreilles, frelons et autres amis en tous genres. On ne sait pas pourquoi mais ils finissent tous par tomber comme des mouches (peut-être grâce à la prise Raid fournie là-encore par maman ;) merci !), on vous montrera le monticule à la fin du séjour ;) On s'est même fait des copains iguanes!

Iguane

Bon, revenons aux choses sérieuses… Ce matin nous nous mettons directement à l’étude car il n’y a pas de patiente enceinte en salle. Vous n’imaginez pas le casse-tête que c’est, nous devons éplucher le carnet d’accouchements, sachant qu’il y a environ 900 accouchements par an (et que nous avons 6 années à traiter), relevant tous les dossiers avec des paramètres nous intéressant, et particulièrement les dossiers dont certaines infos manquent ou demandent d’être éclaircies, et ils ne sont pas rares ; direction ensuite les archives pour ressortir tous ces dossiers, déchiffrer l’écriture semi-lisible en anglais des médecins et infirmières (quand les dossiers ne sont pas manquants), puis viens le temps du comptage, avec toutes les subtilités des paramètres interdépendants et qui s’entremêlent… Bref, cela nous occupe bien. On espère être publiées dans le Lancet après un tel travail ! ;) (Ptit clin d’œil aux initiés :) )

L’après-midi nous assistons au tour des médecins beaucoup plus rapide que celui du matin et en profitons pour vous prendre quelques photos de la néonat, avec ses incubateurs, et son appareil de photothérapie pour les nouveaux-nés souffrant d’un ictère.

Neonat

Petit passage aussi par la pédiatrie où les enfants hospitalisés (et surtout leurs parents !) nous font signe, heureux de nous voir (les enfants sont généralement un peu plus craintifs…) Ils sont tous dans une chambre de neuf lits, et sont hospitalisés pour des pathologies très variables. Maguie était heureuse de pouvoir jouer  quelques instants avec une des petites filles.

 Maguie pediatrie

Maguie pediatrie 2

Et pour terminer la journée en beauté, une patiente se présente au bloc obstétrical, étiquetée en travail à deux doigts larges (dilatation du col de l’utérus) par l’un des médecins (en France on attend trois cm). Comme le travail est pratiquement toujours dirigé ici (en tout cas c’est ce que nous avons vu jusque maintenant, et ce sans indication médicale comme en France), une perfusion avec 5 unités de syntocinon (qui provoque et intensifie les contractions) lui est posée, commençant par un débit de 20 gouttes /h qu’on augment de 10 en 10 toutes les demi-heures, jusque 50 maximum. La surveillance du rythme cardiaque fœtal a lieu environ toutes les demi-heures, et les examens du col toutes les 2h si rien de particulier ne se passe. En pratique, la femme a tellement mal (avec bien souvent un utérus hypertonique), qu’on la fait pousser très vite quand bien même elle ne serait qu’à 5cm de dilatation (on devrait normalement attendre 10cm…). Alors, d’après ce qu’on comprend c’est plutôt une dilatation au doigt qui a lieu par la sœur-infirmière qui suit la patiente. Toujours est-il que notre patiente d’aujourd’hui, une 3ème pare (= ayant déjà accouché 2 fois), accouchera pas loin de 2h30 après le début du déclenchement (avec bien des tortillements de douleur dues aux fortes contractions et aux examens répétitifs pour tenter d’accélérer la progression du bébé dans le bassin), avec toujours cette technique de ne pas retenir la tête, cette fois sans épisio parce que ça paraissait passer, mais en retenant juste le périnée postérieur… Les épaules sorties en bloc… J Le bébé aussitôt secoué. Bref de quoi nous faire bondir. Où est passé « l’art » de la sage-femme ? Cette fois, la patiente s’en tire bien, sans déchirure, et le bébé est en forme malgré les secousses qu’on lui inflige.

On vous dit au revoir pour cette fois car il se fait tard. Grosses bises. 

Coucher de soleil

PS : on a récupéré l’électricité grâce aux sœurs dévouées qui se sont activées immédiatement après qu’on leur ait signalé la coupure, et grâce à l’homme à tout faire de l’hôpital, surnommé Gold, qui habituellement sert de logisticien en salle de césar.

 

 

Mardi 4 Novembre par Marguerite

Hello à tous !!!

Après quelques jours sans accouchements, il faut croire qu’elles se sont donné le mot pour toutes venir aujourd’hui, ce qui a fait que la journée est passée très vite…

Je tiens à préciser qu’étant donné que nous avons finalement passé 12h au lieu de 7 à l’hôpital, le récit du jour va essentiellement être ciblée sur la maïeutique donc avis aux non-membres de ce beau métier, vous pouvez passer directement à l’étape du diner !!

 Après un petit déjeuner de crêpes de riz et de thé au lait, nous avons fait le tour avec les médecins, puis nous sommes retournées en salle de travail pour déclencher 2 patientes et en examiner une 3e qui, elle, allait accoucher dans peu de temps, le synto coulant déjà à flot. Sister Evelin, qui était « de garde » nous a envoyé déjeuner en vitesse pour ne pas que nous rations l’accouchement.

Revenue 15 minutes après, nous sommes finalement parties en césarienne, la patiente ne tolérant plus la douleur…. Les étudiantes n’étant pas là, Gaëtane et moi avons donc tout préparé, avons habillé les médecins et fait l’accueil du bébé. Visiblement, nous avons bien fait notre boulot, car ils nous ont tous remerciés, et le Dr/sister Hilda nous a proposé de l’assister pour la prochaine césarienne (ne vous inquiétez pas, pas de dépassement de compétences, juste l’aspi etc., mais au moins on est plus près J

La césarienne se terminant, alors que Gaëtane finissait d’aider les médecins, je suis moi-même repassée en salle de travail pour un accouchement afin de m’occuper du bébé (oui, on n’a pas encore le privilège de les faire, on nous laisse examiner les patientes pour le moment, mais petit à petit on nous laisse faire de plus en plus de choses)

Mon opinion quant au premier n’a toujours pas changé… Sister Evelin a fait une épisiotomie avant même de faire pousser… ce fut très frustrant de ne pas pouvoir agir et éviter ainsi tout cela, surtout qu’en 1 contraction, le bébé était sorti… Enfin bon, c’est l’Inde quoi !! Nous espérons que si les sœurs nous laissent faire, on pourra peut-être leur montrer les bienfaits d’un peu de patience J

Après cet accouchement, nous avons fait une rapide pause thé avant de repartir pour une césarienne itérative. Cette fois, Gaëtane s’est habillée en stérile, et a assisté le Dr Hilda sur cette opération. Elle a trouvé cela très impressionnant, en a mieux compris les étapes, et surtout a bien rigolé avec les médecins, qui, n’arrivant pas à prononcer nos prénoms, nous ont demandés, nos surnoms français. Gaëtane, initialement baptisée Pinky par les étudiantes infirmières est donc désormais « Ninou » pour les médecins.

J’ai donc moi-même pu garder mon « Maguie » habituel, et j’ai pu m’occuper du bébé, qui allait très bien, le temps que la césarienne se termine.

Une fois cela fait, alors qu’il était déjà 19h, j’ai pu examiner une autre patiente qui était déjà a un stade bien avancée, mais la présentation en OS faisait dire a Sister Hilda qu’elle allait probablement finir en césarienne également. Elle m’a demandé de partir histoire de souffler mais de revenir 30 minutes plus tard afin de l’assister à mon tour. Cependant, une fois revenue, elle était en fait en train de pousser, donc gaëtane et moi avons donc pu revoir l’étape de l’épisiotomie avant une quelconque ampliation, une expression utérine en mode massage cardiaque cette fois réalisé par 2 personnes en simultané (dont le médecin), suivi d’un « boulet de canon » sorti en monobloc.

Les étudiantes infirmières ont alors pris le nouveau-né par les pieds (j’ai sérieusement cru qu’elles allaient le faire tomber), avant d’aller l’aspirer, même s’il n’en avait absolument pas besoin. Le médecin nous a alors demandé de faire un examen clinique et de l’expliquer aux 2 étudiantes infirmières ce que nous avons eu plaisir à faire.

Après cela, vu l’heure, la sœur nous a demandé d’aller diner, et à vrai dire, nous ne nous sommes pas fait prier. Au menu de ce soir, du riz aux épices, et une sorte de crème blanche avec des légumes dedans, dont du piment !! Enfin ça, on ne l’a découvert qu’en mangeant !

Moi qui ne suis d’habitude pas dérangée par les plats épicées, je dois avouer que j’ai mis un bon quart d’heure à remettre ma langue en état de marche !! Gaëtane et moi avons usés de plusieurs stratagèmes pour y pallier ce qui a bien fait rire les sœurs ! Mais ces brûlures ont été adoucies par les grenades qu’elles nous avaient gardées en dessert.

Nous sommes ensuite vite rentrées chez nous, épuisées par notre journée, et oh surprise, plus de courant, ce qui nous vaut ce soir une petite veillée aux chandelles…

Gaetane dents

Sur cette ambiance très tamisée, je vous souhaite à tous une bonne nuit, et vous retrouve très bientôt!

Marguerite

Lundi 3 Novembre par Gaëtane

Après un week-end si intense et riche, le réveil ce matin ne fut pas facile. Nous avons profité de la pause entre 8h30 et 9h ainsi que de la pause déjeuner pour faire deux bonnes siestes. 

Malheureusement il n’y avait à nouveau pas de femme prête à accoucher ni d’opération ce matin donc direction le tour des médecins dans les services de gynécologie, suites de naissance et pédiatrie jusque 11h puis reprise de l’étude statistique pour le reste de la journée. Nous avons enfin pu récupérer d’autres registres pour avancer dans celle-ci auprès de Sister Haruna, qui s’occupe de l’administration de l’hôpital.

Une journée légèrement écourtée puisqu’à 16h30 sister Rufina, une jeune sœur en charge des étudiantes, nous a proposé de l’accompagner en ville pour nous trouver un haut correspondant à nos saris, un bleu turquoise pour la sœur de Marguerite (enfin pour Marguerite le temps du voyage), et un violet assorti aux fleurs du sari que j’ai choisi qui seront faits sur mesure. Nous nous sommes d’abord rendues chez un vendeur de tissu, qui dispose de rouleaux de tissus unis de toutes les couleurs ainsi que certains tissus à motif. Ensuite il nous fallait trouver, pour confectionner les « blouses » et coudre les bordures de nos saris, un couturier qui a pris nos mesures et nous a demandé nos préférences de coupe. (Au passage, dans cette petite boutique, nous fûmes étonnées que ce soit des hommes qui cousent les pièces de tissu à l’aide d’une machine à coudre, ils étaient à moitié installés sur le trottoir). Sœur Rufina en profita pour passer des commandes et récupérer des courses dans plusieurs petites boutiques avoisinantes. Ce fut une petite sortie bien plaisante en compagnie de la jeune sœur. On vous montrera les photos de nos belles tenues traditionnelles une fois les « blouses » récupérées et après que les sœurs nous auront appris à mettre nos saris !! 

Aujourd’hui nous avons aussi fait le tri entre tous les bijoux et petites boîtes (pour les étudiantes), crayons et trousses que nous offrirons aux enfants de l’école dans laquelle nous nous rendrons le week-end prochain, et autres divers petits cadeaux pour les enfants qui nous accostent dans la rue d’un amical « Hi ! How are you ?» et avec un grand sourire auquel nous répondons toujours avec joie, certains nous demandant parfois des crayons ou un petit quelque chose de la France. Merci à nos généreux donateurs qui feront des heureux/ses !

La cuisine de ce jour fut marquée par l’innovation. Bon, par contre toujours ces fameuses têtes de poissons qui baignent dans leur jus orange mais cette fois accompagnées d’une sorte de semoule très fine que nous avons appréciée. Au goûter de 11h (oui pour une fois nous avons suivi les sœurs pour cette pause du matin qui aide à tenir jusqu’au repas de 13h), nous avons pu déguster de délicieux biscuits type petits beurre ainsi que l’habituel thé noir au lait bien sucré. Ce soir nous avons eu droit à d’énormes chips salées (de la taille d’une petite crêpe) faites maison ainsi qu’à des feuilles d’épinards enrobées de pâte passée à la friture. Bien diététique tout cela !

Nous avons également profité de cette journée pour porter dans le bureau de Sister Hilda tout le matériel que nous avions transporté (à savoir 4L de solution de désinfection des mains, 9L de savon, 20 boîtes de gants, des roulettes permettant de calculer l’âge gestationnel lorsqu’une patiente enceinte se présente, des sondes d’aspiration des mucosités pour les nouveaux-nés à la naissance ainsi qu’un petit atlas de gynécologie) qui occupaient une part importante de nos bagages ! Sister Hilda était si heureuse ce soir en les découvrant et nous a beaucoup remerciées.

Le meilleur pour la fin, au moment où je vous écris, Maguie fait sa cardio sur une playlist rythmée spécialement élaborée pour l’occasion car elle trouve qu’on ne se dépense pas assez... (malheureusement pour vous les photos étaient proscrites J J’ai tout de même essayé mais en vain, ce sera pour une prochaine fois ;) )  Bon je l’ai quand même accompagnée un petit peu juste pour le plaisir J

A très vite ! On vous embrasse.

Dimanche 2 novembre par Gaëtane

Après une nuit à l’hôtel quelque peu raccourcie pour mettre à jour notre blog et donner des nouvelles à nos proches grâce au Wifi et à une application bien célèbre et si pratique ;), et après une bonne douche que nous avons beaucoup appréciée (nous n’en n’avons pas à HD Kote), nous nous remettons en route en début d’après-midi pour terminer notre visite de Mysore.

Au programme pour les quelques heures qu’il nous reste à passer dans l’ancienne ville impériale : la visite de la cathédrale sainte Philomène à deux pas de notre hôtel, trouver de quoi déjeuner et  la visite du palais du Maharajah, mais cette fois de l’intérieur.

Saint philomena

D’aspect extérieur la cathédrale semble assez imposante, mais l’intérieur est finalement de taille habituelle pour une église. Comme dans beaucoup d’édifices indiens, les visiteurs retirent leurs chaussures pour y entrer alors nous faisons de même. On y découvre entre autres choses des statuts de saints parées de couronnes de vraies fleurs et de façon surprenante un décor exotique avec mer et palmier comme toile de fond d’une statue de la Vierge Marie. Nous pouvons aussi visiter une petite crypte qui abrite des reliques de sainte Philomène. En ressortant de l’édifice nous sommes étonnées de voir une reproduction de la grotte de Lourdes, visiblement mondialement connue…

Un peu plus loin, un vendeur a installé son étale comme pour un marché, proposant aussi bien des objets bouddhistes, hindouistes que catholiques, quoi de plus normal ? Puisque notre ventre commence à crier famine, en attendant notre vrai déjeuner, nous nous offrons une délicieuse coupelle de fruits (ananas, pastèque, papaye et banane) sur l’étale d’à côté pour la modique somme de 20 roupies, soit un peu moins de 30 centimes d’euros J.  

Comme la cathédrale est un peu excentrée par rapport au centre ville et au palais de Mysore, nous décidons de prendre un autoricho pour nous en rapprocher. Celui-ci nous dépose au pied du palace du coup nous remettons encore à plus tard notre déjeuner pour commencer par la visite du palais. Les indiens font bon accueil aux étrangers : ils leurs réservent un prix différent pour les visites, cinq fois plus cher que celui des indiens, comme c’est sympathique J Cependant la visite du palais de Mysore en valait largement la peine. Malheureusement pour vous, les photos n’étaient pas autorisées. Nous avons pu découvrir, entre autres, de magnifiques tableaux représentant les divers corps d’armée, notamment à cheval protégeant la ville et le palais habité par la dynastie des Wodeyar jusqu’en 1947, date de l’indépendance de l’Inde, tout autour d’une somptueuse salle ornée de colonnes, et d’un toit en vitraux. Je vais peut-être vous épargner la description complète du palais, mais tout était splendide, grandiose, reflet d’une prospérité passée, avec de magnifiques ornements sculptés dans la pierre des colonnes ou les boiseries, et une prédominance de la couleur vert émeraude.

Palais

Palais 7

A la sortie du palais ce fut le défilé de ceux qui demandèrent à pouvoir nous prendre en photos avec eux. Nous, gentiment nous répondions : « Yes ok, you’re welcome… » J Mais qu’ont-ils tous ? Ils n’ont jamais vu d’européens de leur vie ? Enfin, cela nous fait plutôt sourire et nous prenons la pause pour leur faire plaisir.

Alors que nous sommes encore dans le domaine du palais, nous apercevons deux éléphants et leurs dresseurs pour la plus grande joie de Marguerite. Nous nous approchons d’eux en espérant pouvoir les toucher. Le dresseur voyant les yeux ébahis de Maguie, murmure quelques mots en kannada à son éléphant qui immédiatement après s’amuse à poser sa trompe sur la tête de notre chère Sweety. Regardez ces belles photos : heureusement que je ne les ai pas loupées celles-là, parce que je crois que Maguie m’en aurait voulu ;) « Dis-moi que tu l’as ! Dis-moi que tu l’as !! » s’écriait-elle ! Haha J

 Elephant 1

Elephant 2

Bon c’est bien beau tout ça, mais moi j’ai faim ! J (Il n’est que 16h30 hum hum…) Alors avant de reprendre le bus pour HD Kote nous nous posons à la terrasse du restau d’hier soir qui était bien bon, et bon marché aussi, pour déguster de délicieuses…french fries, des frites !! J la cuisine française nous manque beaucoup... Je tiens à signaler qu’en Inde les sodas sont moins chers que l’eau !! (15 roupies contre 20) Et pour cause, quand on regarde l’étiquette d’une bouteille d’eau, on lit « with added minerals », leur eau minérale, eux doivent la fabriquer… La bière, quant à elle, est très très chère, mais Marguerite tient à dire à son papa que ce n’est pas parce qu’elle n’en a pas bu qu’elle ne pense pas à lui. ;)

Restau 2

Restau

Vient le moment de repartir et nous montons pour la dernière fois dans un autoricho pour rejoindre la gare des bus (c’est vraiment un gros truc) et en profitant, amusées, du trafic toujours aussi surprenant à voir. Sur place nous devons d’abord laisser partir un bus à destination d’HD Kote pour attraper le suivant tellement il y a de monde. Le trajet en vus d’une heure ¾ qui suit nous achève définitivement et nous permet de commencer notre nuit.  

Rentrant exténuées juste pour l’heure du repas, les sœurs semblent tout heureuses de nous revoir, (docteur Hilda à ses soeurs : « Our friends are back »), cela nous fait tellement chaud au cœur J. Elles nous posent plein de questions sur notre week-end, et sont toutes curieuses de découvrir les saris que nous nous sommes achetés.

Au repas ce soir-là, une première : un bouillon hotement épicé ;) que Marguerite a trouvé délicieux, moi aussi, mais si seulement il n’y avait pas tant d’épices ! (ceux-ci se manifestent seulement dans un deuxième temps). J’avais la gorge en feu, j’ai vite terminé mon verre d’eau, même si cela n’était pas très efficace. ;)

A  bientôt pour de nouvelles aventures ;)

Samedi 1er Novembre par Marguerite

Hello à tous !

Aujourd’hui, nous nous sommes levées à 6h30 afin d’assister à la messe de la toussaint avec les sœurs… pieds nus et en kanada !! nous n’avons pas tout compris mais ce fut tout de même très enrichissant.

Nous sommes ensuite rentrées « chez nous » afin de préparer nos affaires, puis de prendre le bus à 11h pour arriver à Mysore vers midi, découvrant au passage des paysages tous plus dépaysant les uns que les autres…

Bus 2

Bus 1

Caroline, qui s'occupe du projet Inde de l'association nous avait prévenue: a Mysore ce ne sont pas à vous de trouver les moyens de transport, ce sont les moyens de transport qui vous trouvent. A peine arrivées la bas, des conduteurs d'autorichos , nous ont proposé de nous emmener. Nous voila donc parties à bord de ces espèces de taxi/moto/pousse-pousse

Autoricho 1

Autoricho 2

Alors que nous nous étions arrêtées sur une place afin que le conducteur nous explique le plan de Mysore, un local qui travaille au palais du sultan nous a abordées, nous expliquant que le marché auquel nous voulions nous rendre était très touristique, et ne reflétait pas "la vraie inde", contrairement a un autre marché à quelques minutes a pied, et encore moins en autoricho. Gaëtane et moi-même avons décidé de l'écouter, mais ayant peur d'être perdues dans les petites rues de Mysore et ce local étant très sympa, nous lui avons demandé de nous y accompagner.

Nous ne regrettons absolument pas ce choix. Le marché se trouve derrière une sorte de porte, un peu caché des regards, et étant à peine rentrées, nous étions subjuguées par toutes ces odeurs, ces couleurs et ces matières.... Notre "guide" nous a tout d'abord mené vers une vieille dame faisant des tresses de fleurs, qui nous en a ensuite offert pour en mettre dans nos cheveux.

Fleur gaet

Fleur marg

Nous nous sommes ensuite dirigés vers les marchands, qui nous ont fait gouter et sentir toutes sortes de choses, nous remplissant les yeux, le nez et un peu l'estomac: du gingembre, de l'ail, du piment, du jasmin, des épices... Ils sont tellement gentils et accueillants!! 

Epices

Puis, nous sommes allées chez Ali, un marchand d'huiles essentielles, qui nous a accueillis dans un petit salon aux murs verts remplis de petits mots (dont des en français), nous a offert du thé et nous a fait sentir toutes les huiles qu'il possédait... Par écrit ce n'est pas descriptible, mais c'était incroyable! nous sommes restées un petit moment pour parler avec lui de choses et d'autres, de l'inde, de la france, de quelques débats que Gaêtane vous racontera mieux que moi une fois rentrées. Il a tellement aimé notre compagnies qu'il nous a offert à chacune une bonne dizaine de batons d'encens faits-main, qui nous rappelerons l'odeur de l'inde une fois rentrées en France... Bref, ce fut un des moments magiques de ce voyage...

Parfum

Ali1

Ali gaetane

notre guide nous a ensuite dirigés vers l'une des choses les plus connues d'inde, les magasins de soie et de cashemire... autant vous dire qu'une fois de plus, on en a prit pleins les yeux et pour le coup, les images sont meilleures que des mots:

Soie 2

Soie

Sari 1

Alors qu'après toute ces découvertes, la nuit commeçait à tomber (vers 17h30-18h), notre guide nous a emmené avec l'autoricho d'un de ses amis, gratuitement jusqu'a notre hotel. Il nous y a laissé, nous conseillant de poser nos affaires, de nous rafraichir et de prendre un autoricho pour le palais car le soir même, il y avait des illuminations. Nous l'avons écouté et une fois de plus, il avait raison.... Nous avons assisté à l'allumage des ampoules, et le spectacle était juste féérique...

Palais 6

Palais 5

Palais 4

Palais 2

Palais 1

Palais 3

après l'extinction des illuminations, nous avons rencontré un conducteur d'autoricho, anjou, ultra sympa et parlant assez bien français. Lui demandant conseil sur une bonne adresse où diner, il a accepté de nous y emmener a pied. Encore une fois, on a bien fait d'écouter les locaux, nous nous sommes retrouvées dans un petit resto sur les toits de Mysore! Après un bon diner avec non pas du riz mais des cheese nans et du coca/fanta, et une bonne petite glace pour Gaëtane, nous sommes rentrées à l'hotel vers 21h, afin de nous connecter à internet afin de partager au mieux avec vous toutes ces belles histoires...

Mysore 1

on se reconnectera a partir du cyber café en milieu de semaine pour continer de vous raconter nos aventures et découvertes! On vous fait de gros bisous et on vous souhaite une bonne nuit (nous en tout cas, on va bien dormir!!)

Hotel

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