Vendredi 14 novembre par Gaëtane

Dernier jour de la semaine, déjà ! On ne l’a pas vu passer celle-là… Les jours défilent de plus en plus vite…

Un matin comme les autres, avec cependant, ce qui nous change un petit peu, de la semoule et des œufs au plat au petit déjeûner.

A l’hôpital ce jour, pas d’accouchement malheureusement. Cependant nous avons pu expliquer à nos amies Tibétaine, Cyrinc et Dorma, les manœuvres obstétricales en cas de dystocie des épaules (épaules bloquées au niveau de la symphyse pubienne). Avec Maguie on leur a d’abord montré la petite passe de rock ressemblant à la manœuvre de Jacquemier, dernière réalisable quand toutes les autres ont échoué et qui consiste à faire faire une rotation sur lui-même au bébé, après avoir attrapé sa main. Puis nous sommes passées à des choses un peu plus sérieuses, quoique, en reprenant toutes les manœuvres une par une, Marguerite faisant la sage-femme et moi le bébé… :)

On ne vous l’avait pas encore vraiment expliqué mais ici en Inde, les sages-femmes à proprement parler n’existent pas. Pour faire court, il n’y a principalement que des médecins spécialistes, et des infirmières mais qui font de tout, pas uniquement de la maïeutique (la spécialité des sages-femmes) donc l’obstétrique n’est qu’un domaine parmi tant d’autres à aborder pour elles. Seulement certaines infirmières de plus haut grade peuvent parfois se spécialiser dans les soins maternels et infantiles. Enfin, il faut quand même mentionner les « dai » (prononcer « daille »), sorte de matrones, mais qui n’ont jamais reçu d’enseignement officiel sur le sujet. Donc, malheureusement, il n’existe pas ou presque de professionnels de santé complètement assignés à l’accompagnement médical des femmes pendant et en dehors de la grossesse, pendant l’accouchement et ses suites. Cependant comme ce sont les postes de santé et les centres de santé primaire vers lesquels les femmes enceintes se dirigent en premier, et que ce sont des infirmières qui les y reçoivent, nous comprenons la nécessité que ces infirmières soient formées à toutes ces questions, d’où la raison d’être des cours dispensés par Humaïa aux étudiantes et aux infirmières.

C’est ainsi que Maguie et moi, nous aurons, dans le cadre de notre mission, à dispenser des cours sur l’hémorragie du post-partum (principale cause de mortalité maternelle, la pré-éclampsie, maladie vasculaire de la grossesse très présente en Inde, la prévention des infections etc…) Aujourd’hui encore Marguerite et moi y avons consacré pas mal de temps, pour, nous l’espérons, un bon résultat que nous présenterons au Dr Hilda ce dimanche, ainsi qu’à l’étude, particulièrement pour Maguie qui est maintenant rodée avec les relevés d’informations. Nous plaignons tous ceux qui doivent passer leur journée à travailler sur un ordinateur, car quelques heures nous fatiguent déjà beaucoup. Et je plains également mon frère qui devait préparer lui aussi un topo ces jours-ci, on était vraiment en union de travail (comme prévu) ;) Bon, l’avantage, c’est que cela permet de commencer les révisons en même temps pour toutes les réjouissances qui nous attendent à notre retour…

Le soir et le dîner sont vite arrivé, avec cette fois encore ces délicieuses petites boulettes aplaties contenant poulet, pommes de terre et oignons mixés, le tout fris à l’huile de « sunflower » :). Nous devons bien avouer que nous sommes heureuses à l’idée d’être en week-end, la semaine nous a paru fatigante :) Cette fois, la fin de semaine s’annonce vraiment reposante. Nous vous en dévoilerons le programme la prochaine fois. ;)

Je vous embrasse.

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